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Versión impresa : Samson. Sexe, violence et religion (Juges 13-16), - en la NRT

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Samson. Sexe, violence et religion (Juges 13-16),

NRT 130/4 (2008) p. 827
Recensor : Ska
Vogels W., Samson. Sexe, violence et religion (Juges 13-16),, coll. Écritures 10, Bruxelles / Montréal, Lumen Vitae / Novalis, 2006, 23x15, 144 p., 20 €. ISBN 2-87324-270-1
W. Vogels nous a déjà proposé par le passé divers portraits de grandes figures bibliques: Abraham, Moïse, David, Job… Il est donc parfaitement armé pour nous parler d'un personnage complexe et qui suscite bien des interrogations. Beaucoup en effet se demandent aujourd'hui comment et pourquoi Samson a pu trouver place dans les Écritures canoniques. L'Ancien Testament ne cite jamais Samson en dehors du livre des Juges et le Nouveau Testament mentionne son nom une seule fois (He 11,32). Le personnage est toutefois très prisé par la tradition rabbinique tout comme par les Pères de l'Église qui voient en lui une préfiguration du Christ.
Le commentaire assez bref, mais bien documenté, commence par deux chapitres exposant les problèmes littéraires et historiques de Jg 13-16. Les problèmes littéraires sont bien connus: le récit très religieux de Jg 13 se détache du reste qui est beaucoup plus profane; le récit contient deux conclusions (15,20; 16,31). Ajoutons que le voeu de naziréat mentionné au chap. 13 ne réapparaît qu'une seule fois par la suite (16,17) et que Samson est très différent des autres «juges». Le problème de l'historicité de Samson est en réalité un problème de genre littéraire. Jg 13-16 n'appartient certainement pas au genre historiographique, mais plutôt à la légende. L'A. passe alors en revue les diverses solutions proposées par les spécialistes: mythe solaire, Hercule biblique, conte où s'opposent nature et civilisation, légende ou saga, allégorie nationale. Il opte lui-même pour la légende. De cette légende le lecteur peut tirer plusieurs leçons, la plupart du temps négatives. Samson serait un exemple à ne pas imiter.
Cette partie est à la fois instructive et décevante. Instructive parce que l'A. fournit un bon état de la question, décevante parce qu'il opte très rapidement pour une lecture synchronique qui, à son avis, peut faire l'économie des discussions d'école sur l'origine et la formation du texte. Mais pourquoi mentionne-t-il les problèmes d'interprétation s'il ne donne pas de réponse aux questions que le texte pose de toute manière? L'A. offre ensuite un commentaire littéraire de chacun des chapitres. Il insiste en particulier sur la construction du récit, chose que J. Blenkinsopp avait étudiée en son temps («Structure and Style in Judg 13-16», dans Journal of Biblical Literature 82 [1963] 65-76, tout comme J.C. Exum, «Aspects of Symmetry and Balance in the Samson Saga», dans Journal for the Study of the Old Testament 19 [1981] 3-29).
Il parle également des parallèles avec d'autres textes et il explique certains détails importants, p.ex. la signification du naziréat ou le rituel du mariage. Il est impossible de résumer cette partie parsemée de nombreuses observations judicieuses et qui doit beaucoup au travail de J. Kim, The Structure of the Samson Cycle, Kampen, Kok Pharos, 1993, étude menée sous la direction de W. Groß à Tübingen. L'A. conclut sa lecture par ces quelques mots: «Le cycle de Samson ne raconte certainement pas ce qui doit être. Il est plutôt un rappel puissant et tragique de ce qui peut être mais ne devrait pas être» (p. 142). C'est dire qu'il insiste beaucoup sur la dimension éthique et religieuse du récit (voir p. 35-37). Cette dimension existe, certes, mais n'est-ce pas surtout en raison de Jg 13, le récit de la naissance de Samson, qui a très bien pu être ajouté pour cette raison? Jg 13 combine en effet un récit de naissance proche de Gn 16 et une scène de reconnaissance semblable à celle de Jg 6,17-22, l'apparition de l'ange de YHWH à Gédéon. En outre, il n'y a aucune allusion à ce récit dans les chap. 14-15 et une seule dans le chap. 16. Par ailleurs, ne faut-il pas voir avant tout dans l'histoire de Samson d'anciennes traditions sur un héros populaire? La Bible ne voulait-elle pas avoir aussi son Hercule ou son Gilgamesh, comme d'autres cultures ont leur Guillaume Tell, leur Robin des Bois ou leur Thyl Uylenspiegel? - J.-L. Ska sj
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