Beyond the East-West Divide. The World Council of Churches and «the Orthodox Problem»

NRT 125/1 (2003) p. 149
Recensor : Renwart
Aagaard A.M., Bouteneff P., Beyond the East-West Divide. The World Council of Churches and «the Orthodox Problem», coll. Risk Book Series, 95, Geneva, WCC Publ., 2001, 21x12, 118 p., 8.75 €. ISBN 2-8254-1350-X
«Par delà la division Orient-Occident» présente le problème orthodoxe tel que le voient Anna Marie Aagaard, professeur de théologie à l'université luthérienne d'Aarhus (Danemark), et Peter Bouteneff, exerçant la même fonction à l'université orthodoxe Saint Vladimir à New-York, l'une et l'autre membres de la commission spéciale sur la participation de l'Église orthodoxe au Conseil Mondial des Églises. Celle-ci a été créée après l'assemble de Harare en 1998. P. Bouteneff présente sans détours la manière dont son Église se conçoit comme étant L'Église du Christ. A. M. Aagaard expose ce que croient et célèbrent les Églises de la Réforme.
Sans être un constat d'échec du rapprochement, ces pages ne cachent rien de la difficulté de celui-ci. Comme catholique, nous nous rappelons les textes de Vatican II et les discussions auxquelles cette même question y a donné lieu. C'est d'ailleurs un point sur lequel le Concile, tout en ouvrant certains horizons, n'a pas réussi de vraie clarification. Même en ce qui concerne la collégialité épiscopale (que les Orthodoxes nomment conciliarité), l'après-Concile ne s'est guère engagé sur la voie ouverte.
On saura gré aux deux A. de ces pages pour leur présentation des données du problème, de l'état actuel des recherches et des espoirs qu'elles font naître, si minimes soient-ils. Nous en voyons deux. Du point de vie doctrinal, c'est la conscience que l'Esprit est à l'oeuvre ici, comme dans l'ensemble du monde: rien de ce qui se fait de bien, de beau et de grand dans celui-ci ne se réalise sans son intervention. En prendre meilleure conscience aidera à respecter davantage ces expressions balbutiantes, même lorsqu'elles sont entremêlées de notables imperfections: ici non plus, il ne convient pas d'arracher l'ivraie au risque de faire tort au bon grain. L'autre point, tout aussi important, est que nous nous trouvons devant une doctrine de vie (ce que rappellent les mots Faith and Order): essayer de la mettre en pratique fera mieux comprendre le sens vital des mots que nous proclamons. En un sens vrai, bien que ce ne soit pas celui que le texte vise d'abord: «celui qui fait la vérité vient à la lumière» (Jn 3,21). - L. Renwart, S.J.

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