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Version imprimable : Cantique d'amour divin. Traduit par G. Gaultier (1622) - dans la NRT

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La NRT est une revue trimestrielle publiée par un groupe de professeurs de l’Institut d’études théologiques, Faculté de théologie de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

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Cantique d'amour divin. Traduit par G. Gaultier (1622)

NRT 123/1 (2001) p. 149
Recenseur : Clarot
Jean de la Croix , Cantique d'amour divin. Traduit par G. Gaultier (1622), Coll. Textes et Études. Édit. Huot de Longchamp, Mers-sur-Indre, Paroisse et Famille, 1998, 21x15, 174 p.. ISBN 2-909271-02-1
Le dossier du texte authentique du Cantique d'Amour divin ou Cantique spirituel est déjà fort complexe et Jean de la Croix (1542-1591), qui l'a écrit entre 1584 et 1587, a retouché lui-même le texte pour différents motifs. Ce poème avait d'abord été écrit pour soeur Anne de Jésus, compagne intime de Thérèse d'Avila (1515-1582) et fondatrice du Carmel en France puis en Belgique. C'est le cercle de Mme Acarie qui avait été la chercher en Espagne en 1604. R. Gaultier, pieux laïc et Conseiller d'État, avait accompagné Bérulle en Espagne. Grand admirateur de Jean de la Croix, il traduisit ses oeuvres dès 1621 à l'exception du Cantique d'Amour divin. On ignore les raisons exactes de ce retard. Le Cantique parut en 1622, alors que le premier texte espagnol de ce poème ne fut publié qu'en 1627, à Bruxelles, mais sans qu'on ait conservé le manuscrit d'Anne de Jésus décédée en 1621.
De soi, le texte de Gaultier devrait apporter une pièce importante au dossier. Or la critique l'a obstinément ignoré ou négligé, parce qu'on lui reproche une traduction faite à la diable, avec des vers de mirliton, des condensations de texte et des approximations.
D'après Huot de Longchamp, spécialiste du docteur mystique, ce texte témoigne malgré tout d'un état primitif du texte, très peu retouché par la vague moralisante qui a déformé certains écrits du saint. À l'appui de ses dires, il n'apporte qu'un seul texte sur le mariage spirituel où notre version est l'unique à parler de «bonheur total, tout de suite et complètement, pour peu qu'ils se laissent aimer jusqu'au bout par le Christ». Puisqu'il est bon connaisseur de Jean de la Croix, pourquoi n'a-t-il facilité le travail du lecteur par une édition plus critique en signalant les différences avec les deux textes reçus, A et B? Or il se contente de publier ce texte devenu rare, en le retouchant très légèrement afin de le rendre lisible aujourd'hui et sans notes alors qu'elles seraient les bienvenues.
Pour décrire la vie des âmes avancées dans la mystique, Jean de la Croix écrit d'abord sa doctrine sous forme de poème en 39 couplets de cinq vers assez courts, sur le modèle du Cantique des cantiques, puis, en prose, il reprend chaque couplet et explicite son contenu. - B. Clarot, S.J.
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