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Kirche als Zeichen des Reiches Gottes

NRT 139/4 (2017) p. 688
Recenseur : de Longcamp
Eggenberg T., Kirche als Zeichen des Reiches Gottes, coll. Studien zu Theologie und Bibel 14, Münster, LIT Verlag, 2016, 392 p., 54,90 €. ISBN 978-3-643-80220-0
On connait la parole de Loisy devenue proverbiale : « Jésus annonçait le Royaume et c'est l'Église qui est venue. » Depuis, les réflexions sur l'articulation entre Église et Royaume se retrouvent chez nombre de théologiens contemporains. On ne disposait pourtant pas, selon l'A., d'étude systématique sur le sujet.
Dans son questionnement, celui-ci part de trois points de vue largement répandus : soit il existe entre Église et Royaume une corrélation pertinente qu'il faut étudier de plus près ; soit le Royaume de Dieu et l'Église ne peuvent être ni identifiés, ni séparés ; soit enfin le Royaume de Dieu est la réalité englobante vers laquelle l'Église est orientée. Pour éclairer ces différents points de vue, il choisit de confronter quatre théologiens reconnus internationalement, de confessions et de positions différentes : Küng, Moltmann, Pannenberg et Hauerwas. Le débat promet d'être passionnant.
La question du Royaume est souvent abordée dans le domaine eschatologique, mais rarement, en fait, en ecclésiologie (p. 24). Il va donc s'agir d'articuler au mieux ecclésiologie et eschatologie. C'est ici que la méthode de l'A. s'avère passionnante. Il commence par exposer la pensée de ses auteurs (chap. 2 à 5) avant d'en donner une première comparaison (chap. 6). Ensuite, il s'attache à « extraire » et interroger les implications ecclésiologiques sous-jacentes à la dimension eschatologique du Royaume. Il commence, pour cela, par une étude biblique du Royaume (chap. 7), le surgissement du Royaume et ses conséquences ecclésiologiques (chap. 8) et, enfin, l'Esprit Saint comme celui qui rend présent la Seigneurie du Christ et l'Église (chap. 9). Cela lui permet, et c'est sans doute l'apport le plus important, de poser un double rapport non seulement d'achèvement (chap. 10), mais aussi de fondation (chap. 11) entre l'Église et le Royaume. Après avoir offert son propre regard théologique, l'A. évalue et discute les positions des théologiens avec qui il est entré en dialogue sur chacun de ces cinq points.
On peut ne pas être d'accord avec les théologiens convoqués par l'A. ou avec certaines de ces positions. Toujours est-il qu'on doit saluer l'audace dont il fait preuve d'entrer dans un véritable dialogue et d'adopter des options théologiques qui lui sont propres. Mais il semble surtout qu'il est urgent de poursuivre la recherche sur la dimension eschatologique de l'Église non seulement dans son achèvement, mais aussi dans son fondement. - G. de Longcamp c.s.j.
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