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Version imprimable : L'affaire Finaly. Ce que j'ai vécu - dans la NRT

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L'affaire Finaly. Ce que j'ai vécu

NRT 123/2 (2001) p. 315
Recenseur : Chapelle
Ribière G., L'affaire Finaly. Ce que j'ai vécu, Paris, Centre de Documentation Juive Contemporaine (17, rue Geoffroy-l'Asnier - 75004 Paris), 1998, 24x15, 63 p..
Le 25 juin 1953 à 16 h., Germaine Ribière traversait la frontière espagnole et ramenait en France Robert et Gérard Finaly. Leurs parents juifs, arrêtés le 14 février 1944, déportés et morts à Auschwitz, avaient fait circoncire leurs fils, nés en 1941 et 1942. Les enfants Finaly, confiés à la crèche municipale de Grenoble, furent réclamés par leur famille dès 1945, mais gardés par la directrice de la crèche qui les fit baptiser catholiques en 1948. La famille recourut à la justice française qui se prononça en sa faveur, mais les enfants furent secrètement transportés en Espagne et cachés par des prêtres basques espagnols.
G.R., responsable de la JEC, s'était engagée dès 1941 aux côtés du P. Chaillet, fondateur de Témoignage Chrétien, puis au sein de l'Amitié chrétienne pour la dénonciation et la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Dans le témoignage inédit, publié 45 ans après, elle raconte ses démarches, du 5 février à la fin juin 1953, pour rendre ces enfants à leur famille. Les 30 pages d'annexe et l'autorité morale de G.R. confèrent à son récit la force de l'évidence. Elle décrit indirectement la chaîne des abbés, évêques, membres divers de la hiérarchie catholique française (Gerlier) et romaine (Pizzardo, Montini), puis les relais basques et espagnols (Franco) qui furent mêlés, en des sens divers, à cette longue histoire d'enlèvement rituel et de dissimulation. Le lecteur chrétien méditera avec respect et douleur le conflit où de hautes consciences ont été engagées par des théologies hésitantes (cf. p. 13, 15, 36, 37-38: Journet). L'illicéité et la validité du baptême étant hors de doute, une réflexion plus spirituelle sur la responsabilité naturelle des parents, le caractère baptismal, l'appartenance à l'Église et la mission d'Israël aurait dispensé pasteurs et fidèles, théologiens ou non, de tergiversations et d'erreurs criminelles. Il faut reconnaître en cette horrible affaire, au lendemain de la Shoah, un fruit amer de l'enseignement du mépris. «Aujourd'hui, conclut G.R., dans l'Église, 'l'affaire Finaly' ne pourrait avoir lieu» (p. 25). Plaise au Ciel! P.S. Le baptême du petit Mortara ne doit pas être daté de 1954 (tout de même), mais de 1854 (p. 38). - A. Chapelle, S.J.
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