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Découvrez le sommaire du prochain numéro de la NRT :

146-3 juillet-septembre 2024 

Didier Luciani

Laïc, marié, 7 enfants. Docteur en théologie et DEA en philosophie et lettres. Prof. émérite d'AT et de judaïsme à l'UCLouvain. Membre du comité de rédaction de la NRT

Dieu dans l’Histoire. Quand liberté divine et libertés humaines s’opposent, se conjuguent ou semblent s’ignorer

Quand on considère l’histoire du monde et qu’on lit l’Écriture sainte, comment peut-on dire que liberté divine et liberté humaine sont en alliance ? En sept points, l’auteur parcourt l’ensemble du corpus vétéro-testamentaire pour y repérer la diversité des modes de relation et d’interaction entre Dieu et l’homme : Dieu fait tout ; l’homme agit seul ; l’homme agit pour forcer Dieu ; Dieu agit pour forcer l’homme ; Dieu adversaire ; Dieu laisse faire ; liberté de Dieu et libertés humaines se conjuguent.

 

Olric de Gélis

Prêtre de Paris. Directeur du Pôle de Recherche du Collège des Bernardins. Directeur de la chaire « Laudato si'. Pour une nouvelle exploration de la Terre en théologie ».

Création et émergence en Gn 2–3

L’auteur, directeur du pôle de recherches au Collège des Bernardins (Paris), examine la part que prend la théorie de l’émergence (autochtonie de l’homme) dans la narration de Gn 2 et 3. En mobilisant des études de paléoanthropologie et d’anthropologie sur ce sujet, il montre comment le récit biblique retravaille cette tradition et laisse jaillir la question de l’altérité au sein d’une théorie privilégiant la thématique du même. Le rapport d’Adam à la ‘adâmâh, au sol fertile d’où il est tiré, y apparaît dès lors comme le lieu d’une « anthropologie de la terre » qui s’épanouit en éthique de justice et de charité.

 

Alphonse Borras

Né en 1951, professeur de droit canonique et théologien belge. Expert au Synode sur la synodalité (2023-2025). Il est membre du conseil éditorial de la Nouvelle revue théologique.

Comment faire évoluer les procédures décisionnelles en Église d’une manière authentiquement synodale ?

article déjà en ligne et consultable gratuitement

Le titre de cette étude reprend en substance la question posée en des termes similaires par l’Instrumentum laboris de juin 2023 rédigé en vue de l’Assemblée synodale d’octobre 2023. Curieusement le Rapport de synthèse de celle-ci n’y a pas apporté de réponse explicite. Pourtant sur le terrain, cette question est au cœur des préoccupations, sinon des difficultés qui tourmentent des pasteurs en même temps qu’elle reflète les attentes, sinon les revendications de fidèles exaspérés par la fonction consultative des Conseils d’Église. L’A. met en avant une compréhension symbolique et pneumatologique du corps ecclésial pour montrer le caractère problématique du « seulement consultatif », tantum consultivum. Les procédures décisionnelles doivent en effet articuler l’autorité pastorale et la communauté ecclésiale qui lui est confiée, la liberté de la première ne pouvant jamais faire fi de la synodalité intrinsèque de la seconde. L’exégèse du canon 127 § 2,2° peut cependant ouvrir des perspectives d’évolution ecclésiologiquement plus cohérentes en assumant la distinction entre l’élaboration et la prise de décision, entre le decision-making et le decision-taking.

 

Pascal Ide

Prêtre du diocèse de Paris, communauté de l'Emmanuel. Docteur en médecine, philosophie, théologie. Membre du comité de rédaction de la NRT.

Entre éthiques du devoir et éthiques du bonheur, une troisième voie : l’éthique de l’imitation (2)

Il est usuel de distinguer les éthiques, qu’elles soient philosophiques ou théologiques, en deux groupes : les éthiques téléologiques (l’eudémonisme et le conséquentialisme) et les éthiques déontologiques (l’éthique du devoir et éthiques procédurales). Après en avoir souligné la valeur et leurs limites, l’article propose une troisième voie : la morale de l’imitation. Il montre que celle-ci se fonde autant dans la Révélation que dans l’expérience quotidienne, la philosophie et les sciences. Il cherche à articuler ces trois morales du bonheur (et de la vertu), de la loi et du modèle – faisant de celle-ci une médiation entre les deux premières –, et répond aux objections habituellement opposées à l’éthique mimétique.

 

Rivka Karplus

Membre de la Kéhila, paroisse hébraophone de Jérusalem, docteur en médecine.

Mémoire, mémorial et accueil du migrant

À l’occasion des Rencontres méditerranéennes à Marseille en septembre 2023, l’auteure, médecin en Israël, réfléchit sur la question redoutable de l’accueil des migrants en fonction de l’expérience du peuple juif dont elle est membre et de sa foi chrétienne. Elle rappelle le commandement « Vous aimerez l’étranger, car au pays d’Égypte vous étiez des étrangers » et examine comment la tradition chrétienne peut en vivre aujourd’hui en accueillant l’accomplissement de la Pâque en Jésus-Christ. L’accueil du migrant engage la mémoire du peuple et son espérance en Jésus Christ.

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À propos de :

 

Michel Fédou

Jésuite. Agrégé de lettres classiques, docteur en théologie, enseignant en patristique et théologie dogmatique aux Facultés Loyola (Paris). En 2022, il a reçu le prix Ratzinger et le prix 2023 du Cardinal Grente de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Il fait partie du « Groupe des Dombes » et de la Commission luthéro-catholique.

La catholicité des Églises. Un nouveau livre du Groupe des Dombes. À propos de Groupe des Dombes, « De toutes les nations... ». Pour la catholicité des Églises (2023)

Le nouveau livre du Groupe des Dombes traite du thème de la catholicité, ce qui implique une réflexion fondamentale sur l’Église elle-même. Il montre comment la catholicité a été comprise tout au long de l’histoire et il en précise les fondements scripturaires. Il reconnaît certes les divergences qui séparent encore les ecclésiologies de l’Église catholique et des Églises de la Réforme. Cependant, étant donné les acquis du mouvement œcuménique, il estime qu’il est possible d’affirmer « une seule Église, bien qu’en communion imparfaite ». Cette affirmation prend en compte ce qui unit déjà les Églises, mais reconnaît aussi les obstacles qui demeurent, et appelle par là même des propositions de conversion en vue d’une plus grande communion.

 

Jérôme Bascoul

Vicaire épiscopal pour l’unité des chrétiens du diocèse de Paris, professeur à la Faculté Notre Dame.

Une catholicité pour tous

Le Groupe des Dombes est un acteur majeur du dialogue œcuménique.  « De toutes les nations… » propose aux Églises protestantes et catholique une réflexion pour rendre la catholicité proclamée dans chaque Église plus effective, ce qui permettrait d’avancer entre elles vers une communion plus parfaite. La démarche s’enracine dans l’histoire du mouvement œcuménique et les initiatives des précurseurs du dialogue. Les modèles de communions ecclésiales développés dans le protestantisme trouvent leur limite face aux « asymétries ecclésiales » avec l’Église catholique.

 

Brigitte Cholvy

Professeur honoraire de l’Institut catholique de Paris

Sur le chemin de Dieu, la conversion de la conscience. À propos de Marie-Gabrielle Lemaire, Prendre conscience du Christ. Du Surnaturel à l’intelligence spirituelle de l’Écriture. Le mouvement de la conversion chez Henri de Lubac (2023)

Marie-Gabrielle Lemaire, dans son option de lecture de l’œuvre lubacienne, focalise son propos sur l’intelligence, d’où le choix insistant du mot « conscience » qui, certes n’est pas absent du vocabulaire lubacien, mais dont elle fait un pivot de sa compréhension de l’œuvre de Lubac. Elle insiste principalement sur la conversion de l’intelligence, autrement dit encore la conversion de l’esprit, ce qui la conduit à une détermination précieuse quant à l’acte théologique.

 

Paul Clavier

Normalien, agrégé et docteur en philosophie français, enseigne l'histoire et l'analyse des systèmes philosophiques au Département de Philosophie de l'Université de Lorraine à Nancy, après avoir enseigné à l'École normale supérieure, Sciences Po Paris et l'université Paris Sciences et Lettres.

Refonder les communs : fruits de la terre ou dons du ciel ? À propos de Gaël Giraud, Composer un monde en commun. Une théologie politique de l’anthropocène (2023)

On fait mieux ce que l’on fait quand on sait pourquoi on le fait. La quête giraudienne du fondement des communs ne relève pas de l’exercice de style ou de la récréation conceptuelle. Elle participe de cette recherche d’une motivation psychologique et spirituelle concrète.

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