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Versione stampabile : Le Péché originel. Heurs et malheurs d'un dogme - nella NRT

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Le Péché originel. Heurs et malheurs d'un dogme

NRT 131/2 (2009) p. 497
Recensore : Burton
Boureux C., Theobald C., (éds), Le Péché originel. Heurs et malheurs d'un dogme, Paris, Bayard / Concilium, 2005, 21x15, 216 p., 25.80 €. ISBN 2-227-47420-3
En rigueur de terme, le titre de ce volume n'est pas exact car, on le sait, la prudence de la Tradition et du Magistère catholiques n'a jamais assumé la doctrine du «péché originel» au rang d'une définition dogmatique. À Vatican II, le texte sur le péché originel qui avait été préparé fut explicitement écarté. Il n'en reste pas moins, et en raison même de cette situation, qu'il est de la première importance que soient régulièrement évaluées et la vérité que cette doctrine recèle et les dérives auxquelles elle a donné lieu. C'est à cette tâche que s'attèlent les onze théologiens convoqués par la revue Concilium et dont les éditions Bayard nous procurent la traduction française des contributions.
Celles-ci sont regroupées sous trois titres: I. Relire l'histoire du «dogme» du péché originel; II. Le «récit biblique» du péché originel dans le contexte des religions du monde; III. Le péché originel comme «matrice culturelle » aujourd'hui. Une relecture conclusive importante (42 pages) est confiée à Christophe Théobald sous le titre: Le «péché originel» - une doctrine toujours controversée: réflexion sur un débat. On l'aura remarqué, les guillemets qui émaillent les titres cités indiquent le statut devenu problématique des concepts qui ont traditionnellement permis d'élaborer ce que Ricoeur dénonçait comme «un faux savoir». Nous sommes donc en plein chantier dont la complexité est due au fait que le débat se porte sur divers plans herméneutiques et entraîne comme un «conflit d'interprétations» où on peut repérer des positions différentes soutenues par des options épistémologiques issues de Kant (Cf. Conjectures sur le commencement de l'histoire humaine [1786] et La religion dans les limites de la simple raison [1793]) qui ouvrent «pour la première fois une 'frontière épistémologique' entre, d'une part, le récit historique en tant que représentation (ou 'mythe', en langage contemporain) ancrée dans l'espace et le temps, et, d'autre part, la tentative de penser le 'passage' inimaginable 'de la tutelle de la nature à l'état de liberté' et de 'culture' avec ses maux, ses vices et le mal» (177).
Cela entraînera ce que d'aucuns estimeront, d'un point de vue dogmatique, être un «détournement sémantique» où «on en vient à une anthropologie de la faillibilité, déconnectée de la faute devant Dieu» (179). S'ajoutent encore d'autres situations décisionnelles quant à la théologie de l'histoire et quant à la conception de la théologie. La troisième partie du volume réclame elle aussi une appréciation que Théobald titre: «Le péché originel et sa référence à l'expérience ». Sa possibilité est discutée et ses modalités exposées au regard des positions prises par les intervenants. Enfin, et c'est le dernier titre de la reprise de Théobald, «nous devons nous demander si le topos classique du péché originel n'est accessible qu'à l'adhésion croyante au Christ, ou bien si on peut le faire remonter aujourd'hui de façon séculière à la catégorie du mal - accessible à tous les hommes, bien que différemment interprétée par les uns et par les autres - avec ses conséquences structurelles et fatalistes qui ne cessent de se dérober». L'alternative est d'importance car deux menaces se profilent: un «monopole 'augustinien' de l'institution ecclésiale en matière de mal et de péché; […] risque d'esquiver la fine pointe théologique de l'expérience du péché comme telle». On examinera alors le péché du monde à la lumière de l'action messianique de Jésus: une façon de résister au mal. C'est là que toute dogmatique à propos de notre «origine» et de son «péché» doit venir pour reconnaître en vue de quel Adam le «premier» était crée, aimé et, dès avant la fondation du monde, sauvé. - J. Burton sj
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