L’opera di Yves Meessen è particolarmente ricca di spunti per un rinnovamento dell’intelligenza delle Scritture e della portata pastorale della loro lettura, grazie agli strumenti ermeneutici offerti dalla fenomenologia husserliana e dalla linguistica performativa. La presente nota non si spinge oltre queste considerazioni metodologiche, indispensabili per accedere al seguito dell’opera, che percorre alcuni momenti chiave dei due Testamenti. Le Sacre Scritture non sono destinate anzitutto alla lettura, ma alla pratica, poiché ci mostrano come il dono di Dio ci raggiunga e animi la nostra esistenza.
À propos de
Yves Meessen, Théophanie et phénoménologie, Préf. P.-M. Baude, Genève, Ad Solem, 2025, 290 p., 25,00 €. ISBN 9782372981453.
Depuis déjà bien longtemps, à peine la phénoménologie s’est-elle imposée comme méthode philosophique respectable, que sa relation à la théologie a été interrogée. La philosophie n’est-elle pas la servante de la théologie, comme on disait au début du second millénaire de l’ère chrétienne avec Pierre Damien ? Or les philosophies sont nombreuses depuis toujours, selon les sources dont chacune se nourrit. Pensons aux tensions ancestrales et jamais éteintes entre le platonisme et l’aristotélisme. Lesquelles d’entre elles seront donc les plus « utiles » à la théologie ? Mais pour quelle théologie ? Celle qu’on enseigne à Louvain, à New Delhi, à Rome, ou en suivant scrupuleusement le Catéchisme de l’Église…