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La NRT est une revue trimestrielle publiée par un groupe de professeurs de l’Institut d’études théologiques, Faculté de théologie de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

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La gnose, une question philosophique. Pour une phénoménologie de l'invisible. Actes du Colloque «Phénoménologie, gnose, métaphysique» des 16-17 oct. 1997, à Paris-IV-Sorbonne, éd. N. Depraz et J.-Fr. Marquet

NRT 124/2 (2002) p. 332
Recenseur : Debrun
La gnose, une question philosophique. Pour une phénoménologie de l'invisible. Actes du Colloque «Phénoménologie, gnose, métaphysique» des 16-17 oct. 1997, à Paris-IV-Sorbonne, éd. N. Depraz et J.-Fr. Marquet, Paris, Cerf, 2000, 24x15, 270 p., 190 FF. ISBN 2-204-06572-2
Est-il possible de faire une place rigoureuse à la gnose?, demande la présentation du livre. De quelle gnose s'agit-il? Le titre de l'ouvrage la définit «une phénoménologie de l'invisible» et veut «réinsuffler la qualité de vérité, de rigueur philosophique dont (la gnose) est porteuse» explique N. Depraz et, dans son avant-propos, elle voit la gnose entre phénoménologie et métaphysique. C'est dans ce sens qu'elle a orienté le Colloque de la Sorbonne en 1997 et fait appel à 13 spécialistes, philosophes et historiens non seulement de l'Occident mais encore de l'islam soufi et du bouddhisme tibétain. Ce qui est en jeu ici, précise N. Depraz, est la prétention de la gnose à exprimer l'expérience de l'absolu, alors que la théologie mystique aboutit à l'inexprimable. «En ce domaine où gnose et mystique se côtoient, la phénoménologie apporte sa rigueur et sa méthode et ouvre un accès réglé à l'expérience de l'absolu dans une réalité absolue et non-duelle». Pareille expérience est partageable mais requiert une ascèse et l'effort de toute une vie, car elle est une connaissance à assimiler et à exercer. «Cette gnose a peu de chose à voir avec le gnosticisme dualiste et opposé à la chair» où «les faux gnostiques se disent dépositaires d'une science spirituelle qui apporte la délivrance et vise le retour à l'unité première». Ce volume veut donc «mesurer la portée proprement métaphysique de la gnose et en offrir une description strictement phénoménologique, expériencielle et méthodique» (N. Depraz).
Les 14 études présentées dans ces pages vont dans ce sens en trois étapes: 1/- «Gnose et incarnation» emploie la méthode phénoménologique pour réévaluer le gnosticisme et cerner sa position face à la chair et au monde, ses limites et ses apports (Henry, Vieillard-Baron, Falque, Detraz). 2/- «La gnose entre idéalisme et empirisme: une expérience métaphysique» illustre la tension interne à l'approche métaphysique de la gnose comme connaissance par sa pratique et sa visée spéculative dans le soufisme, le bouddhisme et l'idéalisme de Hegel et de Schelling vieillissant (Zarcone, Varella, Vieillard-Baron, Franz). 3/- «Phénoménologie et métaphysique» relève les articulations entre les deux systèmes philosophiques sous l'angle de la connaissance chez Husserl, Edith Stein, Fink et Nishida (Marquet, Keckel, Ferrer, Sepp, Shin Nagai, Pinchard).
Nous avons apprécié particulièrement M. Henry: «La vérité de la gnose»; Th. Zarcone: «Y a-t-il une gnose soufie?»; J.-L. Vieillard-Baron: «Gnose et idéalisme allemand», qui précise bien que cet idéalisme est gnostique au sens fort puisqu'il propose le salut à la conscience philosophique; J.-Fr. Marquet: «Le pôle et le flux» et surtout A.L. Kelkel: «Husserl et le problème de la métaphysique». Ouvrage intéressant quand on a bien compris qu'il ne s'agit pas ici de la gnose au sens fort, comme religion de salut par la seule connaissance, mais de la gnose comme métaphysique et connaissance de l'invisible. - J. Debrun.
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