El A. examina el papel desempeñado por la teoría de la emergencia (autoctonía del hombre) en la narración de Gn 2 y 3. Movilizando estudios de paleoantropología y antropología sobre este tema, el A. muestra cómo la narración bíblica reelabora esta tradición y permite que emerja la cuestión de la alteridad dentro de una teoría que privilegia el tema de la mismidad. La relación de Adán con el 'adâmâh, con la tierra fértil de la que es sacado, aparece ahí como el lugar de una "antropología de la tierra" que se despliega en una ética de justicia y de caridad.
L’imposante publication de l’anthropologue et préhistorien Jean-Loïc Le Quellec, La caverne originelle (2022) a de quoi susciter l’intérêt des théologiens et des biblistes, tout autant que des historiens de la religion1. Certes, le livre traite d’une problématique qui peut sembler étrangère à la préoccupation ordinaire des études sacrées ; elle est pourtant d’un intérêt indéniable. Il s’agit ici d’interprétation de l’art pariétal, de ces figures peintes sur les parois de grottes durant le Paléolithique supérieur (comme à Lascaux). Par elle-même, l’ampleur des espaces temporels qui nous séparent de ces réalisations rupestres dit tout des difficultés qui assaillent le préhistorien-interprète, puisqu’on s’accorde à dire qu’elles auraient été réalisées dans une fourchette de temps située entre 40 000 ans et 15 000 ans avant notre ère ; et…