La noción cristiana de esperanza no tiene equivalente en el budismo. El recorrido del Buda está marcado por el descubrimiento del sufrimiento y la búsqueda de una liberación entendida como extinción del deseo y de la ilusión. La enseñanza budista se basa en el esfuerzo personal y el desapego, sin recurrir a una ayuda divina. Sin embargo, más allá de las dimensiones positivas del «despertar», varios temas pueden leerse bajo el signo de la esperanza: la presencia en cada ser de una semilla de budeidad, el encuentro con el Buda en el momento de la muerte, la espera de Budas por venir o incluso las nuevas formas de compromiso para aliviar los sufrimientos del mundo.
Y a-t-il, en bouddhisme, une place, un espace pour l’espérance ? Il semblerait bien que non. De savants auteurs ont même fait remarquer que bien des langues en usage dans le monde bouddhique ne disposent pas de termes pour désigner ce que nous appelons « espérance ». Tout au plus trouverait-on, dans les langues de l’Inde par exemple, des mots dont le sens propre suggère plutôt l’attente, le désir ou le souhait. La question serait, d’emblée, mal posée. Elle n’aurait guère plus de sens que de s’interroger sur le « karman » dans la Bible ou la tradition chrétienne. Par-delà les problèmes de terminologie, les conceptions du temps qui ont cours dans l’univers du bouddhisme ont pour conséquence que l’hypothèse ou la notion même d’espérance serait nulle et non avenue1.
I Une brèche dans un monde factice
La difficulté se précise dès que…