El relato de la Última Cena presente en las cartas paulinas y en los evangelios sinópticos, leído a la luz de una determinada tradición antinomista presente en el judaísmo desde la época del Segundo Templo, parece apuntar a un origen del rito eucarístico en un Séder pascual deliberadamente reducido a su expresión más sencilla; esta simplificación del rito permite que la Eucaristía primitiva se presente como una recapitulación de todos los ritos y fiestas del judaísmo, incorporando en particular el Shabat y Pentecostés.
La récente publication d’une seconde édition de la thèse monumentale de Predrag Bukovec1 sur les origines de l’Eucharistie place de nouveau au centre du débat exégétique un certain nombre de questions qui, pour avoir fait l’objet de nombreuses publications au cours du xxe siècle, n’en demeurent pas moins sujet de débat à l’heure actuelle. Parmi celles-ci, on peut compter celle qui concerne la nature de l’Eucharistie primitive, et notamment son caractère pascal. L’ouvrage de Bukovec offre un contrepoint à la tendance majoritaire qui remet en question le caractère pascal de l’Eucharistie primitive ; témoin de cette tendance, Enrico Mazza se montre catégorique : « La donnée historique est que la dernière cène ne fut pas une célébration pascale et, par conséquent, sa liturgie ne fut pas celle de la pâque juive2. »
Mazza prend ainsi position…