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« Agir en chrétien » et « agir en tant que chrétien » : retour sur la distinction proposée par Jacques Maritain

27/02/2026 |  toutes les Nouvelles théologiques 

Louis Lourme

 

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Que signifie « être chrétien » en politique ? À l’approche des élections municipales en France, dans le contexte des débats parlementaires sur les lois de société, la question paraît simple. Elle ne l’est pas. Elle a traversé tout le xxe siècle catholique et continue de structurer, souvent à bas bruit, les débats contemporains sur la place du religieux dans l’espace public. Faut-il parler et agir explicitement « en tant que chrétiens » ou simplement « en chrétiens » parmi d’autres citoyens ? Cette distinction proposée par Jacques Maritain dans Humanisme intégral offre un point de départ décisif pour clarifier les termes du débat. Elle permet de penser à nouveaux frais la responsabilité personnelle, le pluralisme des choix politiques et la juste articulation entre foi et cité.

Louis Lourme, recteur des Facultés Loyola Paris et enseignant en philosophie politique, en propose ici une relecture actualisante.

Une version développée de cette contribution paraîtra dans le numéro de juillet de la NRT, prenant notamment en compte les échos que cette distinction reçoit chez William Cavanaugh.

Voir aussi : L’amour, advenue de la politique ? À propos d’Emmanuel Tourpe, Politique de l’amour. Une théorie sociale chrétienne (2026), par François Huguenin
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I Introduction. Question et contexte

Cette contribution cherche à établir que la distinction entre agir en chrétien et agir en tant que chrétien ne relève pas d’une typologie des postures mais d’une architecture des ordres d’action et qu’elle permet de poser à nouveaux frais certaines questions liées à l’articulation du religieux et du politique.

Cette distinction est développée par Jacques Maritain à la fin de son ouvrage Humanisme intégral1, dans son annexe intitulée « Structure de l’action2 ». Cette annexe est entièrement consacrée à la différenciation entre des plans distincts pour les actions du chrétien, et à la manière dont ils peuvent être articulés l’un à l’autre. Cette distinction sera d’ailleurs implicitement reprise, quelques semaines plus tard, dans le cadre de sa Lettre sur l’indépendance3 qu’il consacrera en grande partie à la liberté impliquée par l’agir en chrétien.

« Structure de l’action » est explicitement placé dans la continuité d’un article d’Étienne Gilson dans la revue Sept4, dans lequel l’auteur réfléchit à la manière dont les catholiques peuvent avoir un rôle spécifique à jouer dans une situation historique où l’ordre temporel s’est émancipé des fins spirituelles. Cela retrouve une question qui occupe Maritain dans de très nombreux textes, depuis La primauté du spirituel (1927) jusqu’à L’Homme et l’État (1951)5, et qui donne à Maritain l’arrière-fond de sa réflexion sur les distinctions entre les modes de l’agir chrétien.

Sur le plan historique, cette distinction s’élabore dans un contexte marqué par deux condamnations romaines successives : celle du Sillon en 1910, et surtout celle de l’Action Française en 1926. Ces deux événements poussent les catholiques français à reconsidérer les rapports entre engagement temporel et autorité spirituelle. Comment comprendre l’intervention de l’Église dans les réalités politiques – et à quel titre une telle intervention peut être légitime ? Dans ces cas précis, faut-il parler d’un pouvoir indirect dans le temporel, ou bien d’un pouvoir direct dans l’ordre spirituel mais qui produit des effets temporels ? C’est dans ce climat que Maritain établit sa réflexion sur la distinction des plans, pour échapper notamment à deux écueils : l’instrumentalisation politique du religieux et la confusion des compétences entre Église et sphère politique6.

II Différencier les plans d’action

Pour Maritain, nous pouvons agir sur deux plans d’activités : le plan spirituel (nous agissons alors « comme membres du corps mystique du Christ7 ») et le plan temporel (dans la mesure où nous agissons « comme engagés dans les affaires de la vie terrestre de l’humanité8 »). Deux ordres qui sont distincts mais qui ne sont pas séparés, même si la tentation de les séparer est une tentation classique – particulièrement à l’époque moderne.

Faire abstraction du christianisme, mettre Dieu et le Christ de côté quand je travaille aux choses du monde, me couper moi-même en deux moitiés […], un tel dédoublement n’est que trop fréquent en pratique9.

Et ce n’est pas seulement la pratique qui risque de mener à un tel dédoublement. La réception des thèses de Maritain dans certains contextes historiques déterminés a pu elle aussi donner lieu à une interprétation « séparatiste » de la distinction des plans. Elle a notamment pu être comprise comme l’affirmation d’une autonomie du politique telle que l’Église n’y interviendrait plus que par l’action individuelle des fidèles10.

Aussi distincts qu’ils soient l’un de l’autre, ces deux plans sont non seulement liés, mais, précise Maritain, le temporel est subordonné au spirituel selon l’ordre des fins. Ce que nous faisons dans le monde vise des biens qui sont certes légitimes, mais qui ne constituent pas la fin ultime de l’existence humaine – c’est-à-dire la communion avec Dieu. En ce sens, si le temporel possède bien une autonomie (il a sa consistance propre, ses règles, ses fins – en un mot, sa valeur), il n’est pas un horizon absolu. L’action temporelle doit être éclairée par cette fin ultime qui met en perspective l’ordre politique ou social, sans l’abolir ou le délégitimer. Dans l’ordre de l’agir, donc, y compris dans l’action qui semble la plus éloignée en elle-même de fins spirituelles, « la vérité et la vie chrétienne doivent pénétrer au-dedans de mon activité11 ». C’est une fois cela établi qu’il écrit le paragraphe suivant, où apparaît explicitement la différenciation qui nous intéresse :

Si je me tourne vers les hommes pour leur parler et agir au milieu d’eux, disons donc que sur le premier plan d’activité, sur le plan spirituel, je parais devant eux en tant que chrétien, et pour autant j’engage l’Église du Christ ; et que sur le second plan d’activité, sur le plan temporel je n’agis pas en tant que chrétien, mais je dois agir en chrétien, n’engageant que moi, non l’Église, mais m’engageant moi-même tout entier et non pas amputé ou désanimé – m’engageant moi-même qui suis chrétien, qui suis dans le monde et travaille dans le monde sans être du monde, qui, de par ma foi, mon baptême et ma confirmation, et si petit que je sois, ai vocation d’infuser au monde, là où je suis, une sève chrétienne12.

La distinction proposée ici par Maritain n’est pas une distinction entre des postures, dont l’une serait bonne et l’autre mauvaise. Il n’y a pas d’un côté l’action accomplie en tant que chrétien, qui serait revendicatrice ou prosélyte, et de l’autre l’action accomplie en chrétien, qui renverrait elle à l’intime de la foi. Résolument, ce partage n’est pas celui proposé par Maritain, pas plus que cette distinction ne renverrait à une action « pleinement » chrétienne (l’action accomplie en tant que chrétien) par différence d’avec une action qui serait simplement accomplie en chrétien13.

Ce que sa distinction désigne d’abord, c’est une différenciation des ordres d’action et des engagements associés. Dans l’ordre spirituel j’engage l’Église, tandis que dans l’ordre temporel j’engage ma personne, mais, étant chrétien, cet engagement personnel n’est pas coupé de ma foi (dans la mesure où je ne cesse pas d’être chrétien quand je suis au travail, dans mes loisirs, dans mes interactions ordinaires, etc.). La distinction ne porte pas sur une fragmentation ou une partition de la personne, mais sur la différenciation des ordres d’action. Et l’on comprend déjà les erreurs symétriques que Maritain entend dénoncer à partir de cette distinction, qui sont des erreurs de séparation : soit considérer que je pourrais agir dans l’ordre temporel en faisant fi de mon christianisme ; soit considérer que le spirituel n’aurait pas à s’occuper de l’ordre temporel14.

À ces deux plans qui courent toujours le risque de paraître trop exclusifs l’un par rapport à l’autre, Maritain en ajoute un troisième, sans doute pour éviter une interprétation séparatiste – c’est-à-dire l’idée selon laquelle la distinction des plans conduirait à isoler le politique comme une sphère autonome et à reléguer l’Église hors de l’ordre temporel. Ce troisième plan est celui qu’il appelle « intermédiaire ».

Ce plan intermédiaire est le plan du spirituel lui-même comme infléchi du côté temporel et joignant celui-ci, c’est le plan du spirituel considéré dans sa connexion avec le temporel15.

Et ce plan de rencontre (ou de jonction du spirituel et du temporel) a logiquement deux versants. Un premier versant concerne l’intervention du spirituel dans l’ordre temporel, ce que Maritain appelle la « sagesse chrétienne politique16 », c’est-à-dire l’ensemble des principes et des recommandations de l’Église sur la chose publique et sociale. Un second versant concerne les questions temporelles qui renvoient à des fins spirituelles (par exemple : l’éducation) et sur lesquelles le chrétien est invité à se positionner en fonction de ces fins et non seulement en fonction de leur dimension temporelle. En somme : un versant concernant les questions spirituelles qui touchent le temporel ; et un versant concernant les questions temporelles qui ont une destination spirituelle. Et sur les deux versants de ce plan intermédiaire, le chrétien agit en tant que chrétien, c’est-à-dire que son engagement ne relève pas de sa conscience personnelle seulement, mais s’inscrit dans un rapport explicite entre la foi et des réalités temporelles déterminées17.

On peut en effet récapituler les choses ainsi : (1) pour ce qui relève du spirituel pur (le culte, la profession de foi, etc.), on agit en tant que chrétien et à ce titre on engage l’Église ; (2) pour ce qui relève du plan intermédiaire (les choses du monde qui concernent les fins spirituelles ou les recommandations de l’Église qui orientent « la pensée et l’activité temporelles du chrétien18 »), là encore, on agit en tant que chrétien ; (3) pour ce qui relève du temporel proprement dit (action politique, culturelle et sociale), on est invité à agir en chrétien – ou encore à « faire en chrétien son métier d’homme dans le monde19 ».

Outre une première remarque de bon sens qui consiste à noter que dans cette représentation de l’action, le chrétien est toujours invité à articuler son action politique à sa foi (refusant le sécularisme qui consiste à séparer la foi de l’engagement), c’est évidemment la distinction entre les deux derniers plans qui est la plus féconde. Elle jette les bases à la fois d’une éthique du discernement et d’une certaine conception du pluralisme – car avoir le souci d’agir en chrétien dans le champ politique ne renvoie pas à une manière univoque d’agir.

Pour « faire » convenablement « de la politique », il faut savoir discerner les réalités politiques, avoir une idée concrète des moyens d’assurer le bien commun de la cité terrestre. Pour défendre les intérêts religieux engagés dans le temporel, il suffit de savoir discerner ces intérêts religieux20.

Une double affirmation peut se déduire de ce rapport entre le religieux et le politique : il s’agit toujours, premièrement, d’un discernement personnel qui guide l’action ; et, deuxièmement, il y a comme un seuil politique au-delà duquel l’action chrétienne devient de la responsabilité du chrétien lui-même. Ce seuil, celui de l’action politique concernant les choses temporelles, implique à la fois une liberté de l’action chrétienne, et la nécessaire potentialité du dissensus – y compris entre chrétiens.

III Union et diversité dans l’action chrétienne

Est-ce que la référence à une foi commune a vocation à unifier les positions ou non ? Faut-il même vouloir, à strictement parler, que les chrétiens parlent d’une seule voix ? Et posons même la question autrement : comment rendre compte du fait que, dans le champ politique, les chrétiens ne semblent pas spécialement capables de se mettre d’accord ? Pour Maritain, les choses sont très différentes selon les plans en question.

Le plan intermédiaire (où le spirituel rejoint le temporel) invite à l’union entre chrétiens. C’est une union qui ne va pas de soi et qui présente deux caractéristiques principales21 : (1) elle se fait autour de la parole de l’Église, et non de celle de telle ou telle personnalité ; (2) elle est un horizon, c’est-à-dire qu’elle n’est pas donnée d’emblée et suppose une historicité propre, caractérisée notamment par un long travail d’éducation, mais aussi par une visée « à longue portée22 ».

Élément décisif dans la pensée de l’engagement de Maritain, la règle du plan temporel est en revanche celle de la diversité, dont on comprend qu’elle est à la fois une nécessité, et une richesse.

Il serait contraire à la nature des choses, et donc fort périlleux, de réclamer sur ce plan une union des catholiques qui ne pourrait être là, qu’artificielle, et obtenue soit par une matérialisation politique des énergies religieuses […], soit par un affaiblissement des énergies sociales et politiques du chrétien, et une sorte de fuite dans les principes généraux23.

Comme sur ces questions on parle à partir de soi, à partir des conditions de vie où l’on est engagé, la diversité des points de vue est inévitable – et l’union ici correspondrait bien à l’affadissement dans le général évoqué dans ce petit paragraphe. C’est aussi la raison pour laquelle l’Église ne commande pas un programme politique particulier, et Maritain anticipe en cela la ligne magistérielle formulée par le concile Vatican ii dans Gaudium et spes 76, qui affirme à la fois la distinction nécessaire entre les actions menées par les chrétiens en leur nom propre et celles menées au nom de l’Église, la distinction des rôles entre Église et communauté politique, et l’importance de la liberté politique24(qui ouvre la possibilité d’un pluralisme chrétien dans l’ordre temporel). Le fait que je sois chrétien ne décide pas de manière univoque et a priori de la manière dont doit être pensée la taxe sur les entreprises ou la politique de soutien aux œuvres culturelles. En revanche, lorsque je me prononce sur ces questions, je ne cesse pas d’être chrétien et je me prononce donc en chrétien.

De ce point de vue, l’agir-en-chrétien comprend une part d’affirmation de liberté et de prise de responsabilité du chrétien dans le monde. Celui-ci peut en effet rencontrer deux tentations très fortement liées entre elles : celle du jugement de surplomb d’abord (« Est-ce donc dans ce cirque des bêtes qu’il nous faut descendre ?25 ») ; celle du repli ensuite (tentation qui fait passer, pourrions-nous dire, de l’agir en-chrétien à l’agir entre-chrétiens).

L’instinct social ou sociologique, qui est du monde, l’instinct de la collectivité terrestre prétend constituer les chrétiens en un monde clos – je dis dans l’ordre temporel lui-même, dans l’ordre de la civilisation –, en une forteresse bâtie de main d’hommes derrière les murailles de laquelle tous les bons seraient rassemblés, pour lutter de là contre tous les méchants qui l’assiègent26.

C’est contre ces deux tentations (surplomb et repli) que l’auteur essaye de penser les contours de ce qu’on pourrait appeler un devoir chrétien d’action et de parole dans le monde. De fait, toute la dernière partie de la Lettre sur l’indépendance est consacrée à cette idée : il faut agir, prendre la parole, et intervenir dans le monde – il y a un devoir des chrétiens de « se disperser dans le monde que Dieu a fait, pour y porter témoignage et pour le vivifier27 ».

L’agir-en-chrétien apparaît alors précisément comme ce devoir d’engagement personnel pour le chrétien, qui s’impose à lui selon une responsabilité à la fois vis-à-vis du monde et vis-à-vis du message de l’Évangile, et auquel, semble dire l’auteur, nous ne pouvons pas vraiment échapper, car ne pas s’engager serait déjà un choix pour le chrétien – celui de l’effacement et du silence qui laissent la place libre pour les autres camps politiques en présence28.

 

 

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1. J. Maritain, Humanisme intégral. Problèmes temporels et spirituels d’une nouvelle chrétienté, Paris, Aubier, 1936. Lisez la recension de sa réédition dans la NRT en 2006.

2. Ibid., p. 311 s. Cette annexe est d’abord parue en deux livraisons dans l’hebdomadaire Sept, les 12 et 26 avr. 1935.

3. J. Maritain, « Lettre sur l’indépendance », Courrier des îles 7 (1935), Paris, Desclée de Brouwer. La lettre est reproduite dans J. Maritain, L’engagement chrétien, Paris, Salvator, 2019, p. 61-105 (c’est cette édition que nous utiliserons).

4. Probablement l’article « Les vrais problèmes », paru dans le numéro 50 de Sept, le 8 févr. 1935. Les articles de Gilson sont reproduits dans le tome 1 de ses œuvres complètes, p. 475 à 665 (É. Gilson, Un philosophe dans la cité, 1908-1943, Œuvres complètes, 1, Paris, Vrin, 2019).

5. William Cavanaugh, qui a beaucoup contribué au retour des distinctions maritainiennes, consacre précisément tout le début du chapitre iv de son ouvrage Torture et eucharistie à cette entreprise de distinction des plans telle qu’elle se déploie dans l’œuvre de Jacques Maritain, ouvrage après ouvrage. Voir W. T. Cavanaugh, Torture et eucharistie. Théologie, politique et corps du Christ, Paris, Cerf, 2011 (1988), chap. iv « Distinguer les plans », p. 239-310.

6. Sur la réception et la reconfiguration maritainienne de cette doctrine du pouvoir indirect, voir F. Resch, « Le pouvoir indirect de l’Église chez Jacques Maritain », Transversalités 167 (2023), p. 115-126.

7. J. Maritain, Humanisme intégral (cité n. 1), p. 311.

8. Ibid., p. 312.

9. Ibid., p. 312-313.

10. Cet angle est précisément celui emprunté par William Cavanaugh dans Torture et eucharistie (cité n. 5). Nous essaierons de mettre en lumière les enjeux problématiques d’une telle lecture dans la dernière partie de la version longue de cette contribution, à paraître dans la NRT 148/3 (juill. 2026).

11. J. Maritain, Humanisme intégral (cité n. 1), p. 314.

12. Ibid.

13. Ce contre-sens est p. ex. évoqué dans l’article de R. Mougel, « La communauté humaine devant Dieu : Église et Sociétés » (dans J.-D. Durand, R. Mougel (dir.), Penser la mondialisation avec Jacques Maritain, coll. Chrétiens et Sociétés. Documents et Mémoires 21, Lyon, 2013, LARHRA, p. 129-147). Sur quelques malentendus contemporains entourant l’expression « agir en chrétien » (y compris dans ses acceptions non directement maritainiennes), le lecteur pourra consulter avec profit J.-L. Souletie, « Agir en chrétien(s) », Transversalités 170 (2024), p. 141-157.

14. J. Maritain, Humanisme intégral (cité n. 1), p. 315-316.

15. Ibid., p. 316.

16. Ibid.

17. Maritain reprend cette distinction dans sa Lettre sur l’indépendance (cité n. 3), p. 84 s.

18. « Structure de l’action », dans Humanisme intégral (cité n. 1), p. 316.

19. Lettre sur l’indépendance (cité n. 3), p. 77.

20. « Structure de l’action », dans Humanisme intégral (cité n. 1), p. 318.

21. Ibid., p. 320-321.

22. Lettre sur l’indépendance (cité n. 3), p. 101 pour cette formulation. C’est une question qui occupe toute la fin du texte.

23. « Structure de l’action », dans Humanisme intégral (cité n. 1), p. 321.

24. Nous lisons notamment que l’Église « n’est liée à aucun système politique » et qu’elle « respecte et promeut aussi la liberté politique et la responsabilité des citoyens » (voir Gaudium et spes 76). Cela ne signifie pas que tout se vaille évidemment, mais seulement que la nature contingente des questions politiques autorise ou légitime une diversité de positions parmi les chrétiens.

25. Lettre sur l’indépendance (cité n. 3), p. 68.

26. Ibid., p. 69.

27. Ibid., p. 69.

28. Ibid., p. 74-77.

 

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