La postérité intellectuelle de Claude Tresmontant reste méconnue. Philosophe chrétien inclassable, il a tenté de renouer un dialogue entre science, philosophie et foi, tout en revalorisant Blondel dans une perspective métaphysique réaliste. Son œuvre, marginalisée à tort, mérite aujourd’hui d’être relue, comme nous invite Yves Tourenne dans l’article suivant.
Claude Tresmontant aurait 100 ans en 2025. Nous voudrions lui rendre hommage en parlant d’une découverte émerveillée du Réel inhérente à son œuvre.
Né en 1925, dans une famille athée d’extrême gauche, Claude Tresmontant découvrira l’Évangile du Christ-Jésus à l’adolescence et se fera baptiser à l’âge de 18 ans. Il dira quel message évangélique l’avait particulièrement frappé : « Entre mille, celui-ci : Celui qui sauvera sa vie la perdra, celui qui la perdra la sauvera. Pour moi c’est un fait d’expérience. » Converti au catholicisme, il découvrira deux choses. 1) Le message du Christ-Jésus ne se comprend qu’enraciné dans la pensée hébraïque biblique, qui est une « métaphysique du sensible ». 2) Le christianisme de l’Église est, de par son enracinement hébreu, une métaphysique originale parmi les quelques visions du monde possibles :…