Connaître Paul

Petite bibliothèque paulinienne

Jean Radermakers s.j.

À l’occasion du bi-millénaire de la naissance de saint Paul, beaucoup de fidèles habitués de la messe dominicale redécouvrent cette grande figure du Nouveau Testament et de la Tradition. En fait, les écrits de saint Paul ont souvent mauvaise presse dans le monde catholique, car ils sont réputés difficiles à comprendre, et leur auteur est souvent taxé de compliqué, misogyne, vantard, ambitieux et discutailleur. De nombreux auteurs chrétiens, théologiens, exégètes, vulgarisateurs, se sont mis à rédiger des ouvrages accessibles pour faire mieux connaître Paul de Tarse, Juif de la diaspora, apôtre des païens, et pour rendre ses lettres circulaires plus compréhensibles aux hommes et aux femmes de ce temps. Les éditeurs nous envoient de nouveaux livres ou des rééditions de publications anciennes dont nous allons tenter de rendre compte pour aider les lecteurs à trouver des ouvrages adaptés à leurs désirs ou leurs besoins1, et de faire ainsi un choix qui les satisfasse. Nous partirons des travaux les plus simples en allant progressivement vers de plus ardus.

1 Des introductions générales

On commencera utilement par l’album de Fêtes et Saisons rédigé par Régis Burnet2. Un bref récit de la vie de Paul avec présentation des lettres, enrichie d’encadrés, puis des textes brefs assortis d’un commentaire se rapportant à sa « conversion » et à différents thèmes de ses lettres : la résurrection, l’attente chrétienne, la foi, l’abaissement, la sagesse, la charité, l’apostolat, le salut, la vie en Christ, les Juifs, l’unité de l’Église ; le tout doté de superbes illustrations de tableaux représentant l’Apôtre, et pour terminer une mini-bibliographie. De quoi composer un excellent apéritif. Dans la même perspective, on aura lu sans doute l’excellente et attachante brochure que l’archevêque de Bruxelles a préparée cette année à Pâques3 : une vie de Paul à travers ses propres paroles.

On pourra alors passer par un modeste volume édité par Fidélité4. En 75 pages de petit format, Philippe Wargnies, bibliste, professeur à l’Institut d’Études Théologiques de Bruxelles, directeur administratif de notre revue, nous fait suivre avec précision l’itinéraire de l’Apôtre jusqu’à son martyre, puis passe en revue les 13 lettres qui lui sont attribuées et enfin brosse un portrait spirituel de l’Apôtre tel qu’il apparaît dans ses épîtres. Pierre Warin, évêque auxiliaire de Namur, prend le relais (p. 77-114) pour montrer comment la « double conversion de Paul » peut être le modèle de notre propre parcours en quête de bonheur. Une bibliographie choisie, des cartes et un glossaire complètent ce livret qui donne des clés indispensables pour la compréhension de Paul.

En complément, consultons l’opuscule publié aux mêmes éditions, dans lequel Charles Delhez5, directeur des éditions et rédacteur en chef de l’hebdomadaire Dimanche, recueille les meilleurs passages de Paul, groupés sous cinq titres : Saint Luc raconte, Paul par lui-même, l’Évangile de Paul, l’existence chrétienne, le souci des communautés. Des annexes offrent, comme dans le précédent, des cartes, des repères chronologiques, des index. Ces deux petits volumes nous rappellent le bel essai de Jacques Loew, fondateur de la Mission ouvrière et de l’École de la foi, qui trace le portrait de l’Apôtre par lui-même. Il n’a rien perdu de son actualité6, comme l’atteste sa réédition ; l’auteur montre que la personne du Christ, l’Envoyé du Père, est l’objet de la prédication des apôtres, dont Paul est une figure de proue marquante, et le modèle de tout apôtre.

Il existe plusieurs éditions en français des lettres de Paul ; nous les trouvons dans nos bibles. Une traduction pratique vient d’en être publiée7, avec un avant-propos incisif du Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Elle suit la version officielle proclamée à la messe dominicale. C’est là son principal intérêt, car le texte s’y trouve plus adapté à nos mentalités.

Il nous plaît de mentionner l’admirable dossier8 que nous a constitué Chantal Reynier, exégète, enseignante au Centre Sèvres de Paris, bien connue par ses travaux sur saint Paul : L’Évangile du Ressuscité (Cerf, 20042), Évangile et mystère, ou les enjeux théologiques de l’épître aux Éphésiens (Cerf, 1992), Paul de Tarse en Méditerranée (Cerf, 2006). Avec un grand souci pédagogique et une réelle intelligence de l’Écriture, elle replace l’apôtre dans l’histoire de son temps, entre Jérusalem, Rome et la diaspora juive. Dans une 1ère partie, elle montre comment on passe “du judaïsme à Jésus”, puis elle met en relief le Christ ressuscité allant à la rencontre de Paul, provoquant dans la conscience de Shaül une mise en question de son héritage pharisien. Telle est la genèse de l’apôtre. Une 2e partie est consacrée aux voyages de Paul à travers l’empire romain à partir des Actes des apôtres : la manière de voyager à l’époque, le grand parcours vers Chypre puis l’Asie Mineure, le passage en Europe avec la Macédoine et la Grèce, le séjour à Éphèse, ville lumière et capitale de l’Asie Mineure, enfin le transfert à Rome et les projets d’autres voyages. L’auteur ouvre alors une 3e partie traitant des lettres pauliniennes : leur genre épistolaire, le but de ces épîtres aux églises de Thessalonique, de Corinthe, de Philippes, puis à celles de Galatie et de Rome, enfin aux Colossiens et aux Éphésiens, dénommées « épîtres de la captivité ». Elle termine par une présentation des lettres dites « pastorales ». Enfin une 4e partie trace les lignes directrices du message paulinien et sa dynamique. Les grands thèmes retenus sont : l’annonce du Crucifié et de sa résurrection, le salut que nous obtient le Christ, ce que signifie la filiation divine conférée au baptême, la situation de l’homme devenu un avec le Christ et la vie dans l’Esprit saint, l’existence chrétienne et ses rapports avec le monde ambiant, l’unique dessein de Dieu dans l’histoire, le rôle de l’Église appelée à témoigner de l’ œuvre du Christ au sein de la création traversée par le dessein de Dieu, dans l’attente du Jour du Seigneur. Des cartes, une chronologie paulinienne, un glossaire et des pistes de travail achèvent de faire de cet ouvrage un remarquable outil pour découvrir la figure de Paul et se mettre à l’étude de ses écrits. Tout au long du volume, des explications munies de sigles-repères en balisent et en facilitent l’approfondissement. Nous nous réjouissons de la traduction italienne qui vient de nous parvenir9. L’édition en est particulièrement soignée ; elle conserve en format différent la clarté pédagogique de l’original.

Si nous désirons déployer davantage notre étude, nous pourrons consulter la revue Biblia en cours de publication10. Elle a traité de la vie de Paul et des différents thèmes de ses lettres dans une douzaine de numéros désormais en vente sous coffret ou séparément : n. 4 Paul ou la folie de Dieu ; n. 9 « Aime et fais ce que tu veux » ; n. 23 Paul le porte-parole ; n. 40 Sur les pas de saint Paul ; n. 41 La Passion de saint Paul ; n. 44 Christ le Premier-Né ; n. 45 C’est la foi qui sauve ; n. 46 « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? » ; n. 47 L’Évangile au quotidien ; n. 61 L’Évangile aux Galates ; n. 62 Victoire sur la mort ; n. 64 Serviteurs du Christ à la naissance de l’Église.

De leur côté, les Cahiers Évangile ont publié un Saint Paul en son temps : n. 2611, d’un exégète chevronné, qui resitue Paul dans le cadre de sa formation juive et grecque, puis décrit sa vocation comme témoin des nations et ses voyages missionnaires ; on revient toujours à ce précieux résumé. D’autres numéros de la collection sont consacrés à l’Apôtre : Paul le pasteur (n. 126)12, qui détaille l’œuvre paulinienne au service des jeunes communautés d’Asie et d’Europe ; le Vocabulaire des Épîtres de Paul (n. 88)13, outil très utile pour évaluer le sens précis des principales expressions pauliniennes. On y trouve encore des commentaires de différentes lettres14.

Pourquoi ne pas signaler la réédition, en italien, d’un des premiers grands ouvrages sur l’apôtre Paul ? Il fut rédigé par Joseph Holzner, un prêtre bavarois allemand né en 1877, ordonné en 1901 après des études à l’Univ. Grégorienne de Rome, aumônier militaire à la guerre de 1914-18. Polyglotte et voyageur curieux, il passa une grande partie de son existence à écrire une vie de saint Paul qui eut un succès retentissant et fut traduite en plusieurs langues. Il mourut à Munich en 1947, alors que son livre voyait sa 20e édition. La maison Alsatia le publia en français en 1951. La version italienne vit le jour en 1939, fut revue et abrégée en 1984 ; elle est reprise dans cette 8e édition15. La longue familiarité de l’auteur avec l’Apôtre des païens lui a permis de camper son personnage fidèlement et avec vivacité. S’appuyant sur les récits des Actes et sur les lettres de Paul, il a pénétré de l’intérieur la force du Tarsiote, exprimant avec vigueur « la puissance de la résurrection » qui avait subjugué Paul et l’avait conduit, par terre et par mer, en toutes saisons, à travers maints dangers et embûches, jusqu’à la prison de Rome, et au martyre. À le relire aujourd’hui, malgré les années, on se trouve d’emblée replacé devant un homme énergique, vivant par la grâce de l’Esprit saint, qui vient retrouver son lecteur pour lui insuffler son rythme intérieur et l’armer d’un indéfectible courage : « Je vis. Non, ce n’est pas moi, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20).

Divers ouvrages récents, davantage accessibles en librairie, décrivent, de façon plus brève, mais souvent aussi forte, la trajectoire fulgurante de ce géant de la mission. Citons quelques best-sellers parmi les livres parus à l’occasion du jubilé paulinien. Il s’agit d’abord de l’œuvre d’un Père dominicain longtemps professeur d’histoire de la philosophie ancienne au Saulchoir, maison d’études de son ordre. Henri Dominique Saffrey nous emporte sur les routes parcourues par le missionnaire du Christ prêchant la Bonne nouvelle16. La même maison d’édition vient de publier, de Michel Quesnel, prêtre bibliste, recteur de l’Univ. catholique de Lyon, bien connu par ses travaux de valeur sur Jésus et l’Écriture, notamment sur les débuts du christianisme, un ouvrage pratique sur la vie de Paul et ses qualités d’écrivain, qui rend vraiment attachant17 cet « auteur maltraité, mal aimé et mal connu des chrétiens » (p. 7). La traduction d’un volume venant d’outre-Atlantique permettra aux gens pressés de trouver l’essentiel sur la vie et l’itinérance de ce missionnaire hors du commun en quelques pages brossées d’une plume alerte : Joseph Blenkinsopp est professeur émérite d’études bibliques à l’Univ. Notre-Dame aux États-Unis (Indiana)18. Un ouvrage fort pédagogique vient d’être réédité de façon nouvelle, soigneusement revu et augmenté, par Paul Bony, prêtre de Saint-Sulpice, professeur d’exégèse à l’Inst. de sciences et théologie des religions (istr) de Marseille : un petit chef d’œuvre de précision et de clarté19.

Toutes ces présentations, qui comprennent une vie de Paul résumée, avec ses voyages missionnaires, ses fondations, et une brève description de ses lettres mentionnant ses thèmes favoris, s’équivalent plus ou moins, compte tenu des compétences spécifiques et des particularités de chaque auteur. Leur nombre et leur variété manifestent l’importance du personnage pour la diffusion du message chrétien à l’aube de l’Église.

2 Paul et ses voyages

Nous avons mentionné déjà un ouvrage hautement intéressant que nous avons recensé dans la revue (cf. NRT 130 [2008] 820) : Paul de Tarse en Méditerranée, du professeur de Nouveau Testament au Centre Sèvres de Paris déjà nommée plus haut ; sa lecture est passionnante20. Un tout nouvel ouvrage de Chantal Reynier vient de paraître, qui met en évidence la situation des routes et des voyages dans l’empire romain. Pour en évaluer la situation, on fera bien de consulter cet intéressant complément du précédent21. Citons en outre quelques travaux concernant les voyages missionnaires de l’Apôtre, signalant l’état des routes parcourues et la configuration des villes traversées. De Jerome Murphy-O’Connor, l’éminent professeur de l’École biblique de Jérusalem, auteur de Histoire de Paul de Tarse. Le Voyageur du Christ22, épinglons : Corinthe au temps de saint Paul. L’archéologie éclaire les textes23 et Éphèse au temps de saint Paul. Textes et archéologie24. Ces deux livres confrontent des textes d’auteurs classiques avec les recherches archéologiques des sites envisagés, éclairant ainsi la vie des communautés chrétiennes à l’époque de Paul jusqu’au IIe siècle. N’oublions pas le livre important de Michel Hubaut, Sur les traces de Saint Paul. Guide historique et spirituel25. En plus des données historiques et géographiques, nous trouvons là de pénétrantes réflexions sur les thèmes abordés par l’Apôtre dans ses lettres. Un beau livre d’Odile Flichy26, bibliste, enseignante au Centre Sèvres de Paris, résume sa remarquable thèse doctorale défendue à l’Univ. de Lausanne en 2007 (cf. NRT 131 [2009] 119) : la figure de Paul évoquée dans les Actes, est le fruit de l’influence paulinienne à la fin du Ier siècle. Sa réflexion sur l’œuvre de Paul nous invite à assumer ce même héritage. On n’oubliera pas le bel album de Peter Walker (en allemand27) avec de nombreuses illustrations : En chemin sur les traces de Paul.

À ce sujet, un passage par un commentaire des Actes des apôtres ne sera sans doute pas superflu. Nous recommandons à cet effet les numéros de la revue Le monde de la Bible consacrés aux missions pauliniennes : Paul, l’envoyé du Christ (n. 5, 1978) ; Paul, fondateur d’églises (n. 6, 1978) ; Paul, le voyage de la captivité (n. 12, 1980) ; Paul à Rome (n. 18, 1981) ; Éphèse, haut-lieu de la Turquie (n. 64, 1990) ; Les voyages de saint Paul (n. 81, 1993) ; Paul, l’enfant terrible du christianisme (n. 123, 1999) ; Paul de Tarse, le voyageur du christianisme (hors-série, 2008). Le livre de Paul Dreyfus, historien de renom : « un grand reporter sur les traces de l’Apôtre »28 peut certes rendre quelques services dans l’appréciation correcte de ces voyages malgré son caractère parfois approximatif ; il est de fait largement accessible.

3 Des portraits de Paul

Parmi les livres et revues déjà signalés, on découvre à foison des portraits de l’apôtre Paul où les différentes facettes de son personnage apparaissent dans une grande et riche variété ; témoin le film d’Abraham Segal, cinéaste juif qui étudia l’histoire et la philosophie à Jérusalem, puis à Paris, à l’i.d.h.e.c. : Le mystère de Paul est un long métrage diffusé en 1999.

Quelques auteurs récents ont tenté ce travail de relecture en dégageant tel ou tel aspect de la personnalité ou de la théologie de Paul. Ainsi la revue Esprit de février 2003 titrait L’événement saint Paul : juif, grec, romain, chrétien, développant diverses dimensions philosophiques de l’œuvre de l’Apôtre à la naissance du christianisme29. Stanislas Breton, philosophe, mettait déjà la pensée de Paul en relation avec sa triple appartenance culturelle30. Avec un souci analogue, mentionnons, dans la collection des Pauline Studies, le volume édité par Stanley Porter31 (Ontario, Canada). Quant à Alain Decaux32, bien qu’il ne soit point exégète, mais historien, il campe un portrait de Paul attirant et qui n’est pas sans valeur ; il plaira aux lecteurs qui aiment une présentation directe et colorée.

De son côté, Jacques Guillet, jésuite renommé, exégète français à Lyon et Paris, décédé en 2001, nous gratifiait d’un portrait suggestif et vivant paru d’abord dans la revue Croire aujourd’hui (de 1998 à 2001), intitulé Paul, l’apôtre des nations33 : un livre largement accessible qui souligne la mission universelle de Paul. Il faut y joindre un ouvrage plus récent, en anglais, d’un exégète enseignant à Sydney et à Vancouver, photographiant Paul sous l’angle de la mission34. Cet ouvrage est composé avec intelligence et rigueur, par un spécialiste des débuts du christianisme. Il s’interroge sur la manière dont Paul a assimilé l’enseignement de Jésus qu’il n’a connu qu’à travers les apôtres, et il s’attache à découvrir les préalables de sa « conversion » et les raisons de sa mission : comment fut-il « lumière des nations » et « serviteur du peuple d’Israël » ? — Quels obstacles trouva-t-il sur sa route ? L’A. pose au lecteur des questions pertinentes sur sa propre vie. Une intéressante bibliographie en anglais achève de donner à cette étude, qui se lit agréablement, un ton scientifique de bon aloi.

Citons encore une monographie reprenant l’essentiel du message de Paul suivant le déroulement de ses voyages. L’A. en est Éric Morin, prêtre du diocèse de Paris, enseignant à l’École cathédrale et aumônier dans l’enseignement35. Le fruit du long périple de Paul apparaît comme la joie de Pâques au service de laquelle il n’a cessé de se mettre en la rayonnant partout où il passait. Un témoignage fascinant ! À son tour, un dominicain théologien, Jean-Michel Poffet, ancien enseignant à l’Univ. de Fribourg, puis directeur de l’École biblique de Jérusalem, présente Paul de Tarse au sein d’une vie pleine de contrastes. Cette courte étude est présentée à un large public au moment où s’impose la nécessité d’une nouvelle évangélisation à laquelle sa vision nous engage36. Dans une collection célèbre, un professeur émérite de l’Univ. de Strasbourg, protestant, spécialiste de la naissance du christianisme, écrit un ouvrage similaire pour nous présenter divers aspects de la vie et du message de Paul : un beau résumé de son impact sur son milieu37. De ce livre, nous rapprochons volontiers la présentation vigoureuse et pénétrante de Daniel Marguerat38, longtemps professeur apprécié de Nouveau Testament à l’Univ. de Lausanne. Un livre qui se lit d’une traite, tant il nous fait pénétrer à l’intime de « l’enfant terrible du christianisme ». Intéressante aussi est la monographie du P. Paul-Dominique Dognin, dominicain, qui prend chez Paul le point de vue de la confiance dans l’œuvre rédemptrice du Christ39.

Quant à Claude Tassin40, exégète spiritain, enseignant à l’Inst. catholique de Paris et compositeur de chants liturgiques, il est frappé par la prière de Paul, enracinée dans l’Écriture juive, modèle d’une prière vraiment apostolique, ouverte sur le témoignage de l’action. Par ailleurs, François Vouga, théologien et écrivain protestant, fin connaisseur de l’Apôtre, professeur de Nouveau Testament à Bielefeld, compose ce que serait le témoignage de Paul écrivant lui-même ses « confessions » en première personne : un défi relevé avec brio qui nous livre un portrait renouvelé de l’Apôtre ; nous l’avons recensé l’an dernier dans la revue (cf. NRT 130 [2008] 677)41. Par ailleurs, le célèbre exégète du Studium franciscain de Jérusalem, le P. Frédéric Manns42 prend Paul comme sujet d’un vrai roman : L’appel au large.

Nous ne pouvons passer sous silence les monographies rédigées récemment par le Pape Benoît XVI soit pour préparer l’année jubilaire43, soit à l’occasion de la célébration de ce jubilé, notamment lors des audiences générales44. Et pourquoi ne relirions-nous pas le beau livre du Card. C.M. Martini, paru en italien en 2007 et en français en 200845 ?

4 Paul en son temps et dans le nôtre

Les éditions Bayard viennent de faire paraître un livre original faisant le point sur ce que l’on sait de Paul en prenant en compte les débats actuels sur l’apôtre et son héritage : que penser de son rapport au judaïsme, à Jésus, à la femme, aux premiers disciples du Christ ? Qu’a-t-il encore à nous dire aujourd’hui ? L’auteur en est le P. Alain Marchadour46, bibliste, ancien professeur à l’Univ. catholique de Toulouse, actuellement supérieur de la maison de son ordre à Jérusalem, bien connu notamment par L’Évangile au feu de la critique et La Bible, la terre et l’histoire.

Rabbi Paul est le titre d’un récent ouvrage47 interprétant la figure de Paul dans son milieu juif. Il est l’œuvre d’un prêtre et professeur de religion de New York, connu par son livre intitulé Rabbi Jesus ; d’écriture alerte et vive, il séduira bon nombre de lecteurs anglophiles, car il se lit facilement et situe bien le personnage en son milieu originaire. Il faut y joindre le Paul and the Jews de A. Andrew Das48 qui expose la manière dont l’Apôtre parle des Juifs ; cet essai s’adresse à un grands nombre de lecteurs. Ce dernier auteur a composé aussi Paul, the Law and the Covenant en 200149. Toujours dans le même registre, mentionnons le volume de Richard A. Horsley, Paul and Empire qui resitue la mission de Paul dans le cadre politique de l’empire romain50.

Quelles sont les voix juives actuelles à propos de Paul ? Jusqu’il y a deux siècles environ, les auteurs juifs faisaient, la plupart du temps, une séparation nette entre Jésus et Paul. Autant ils acceptaient la judaïté de Jésus, et éventuellement la conscience messianique que lui prêtent les évangiles, autant ils rejetaient Paul hors du judaïsme en raison de ses prétentions universalistes, en le déclarant apostat. Depuis 150 ans à peu près, certains auteurs juifs, meilleurs connaisseurs qu’autrefois du christianisme naissant et de ses Écritures, ont nuancé leur point de vue à propos de Paul, reconnaissant son judaïsme comme celui de la diaspora, ou comme une dissidence d’un autre ordre, spirituel cette fois. Quelques ouvrages en témoignent. Ainsi Joseph Klausner (décédé en 1958), dans ses livres Jésus de Nazareth (1922) et De Jésus à Paul (1939), reconnaissait la conscience messianique de Jésus et sa qualité de prophète, tout en déclarant que Paul demeurait juif bien que coupé de son milieu d’origine. David Flusser (décédé en 1998) allait dans le même sens, ainsi que Richard Rubenstein, le penseur d’après Auschwitz, qui écrivit Mon frère Paul, reconnaissant toutefois que celui-ci s’était mis hors de l’identité juive. Dans son ouvrage sur la théologie de Paul51, Hans Joachim Schoeps (décédé en 1980), spécialiste des religions, acceptait Paul comme rabbin influencé par l’hellénisme et déformé par l’Église. Samuel Sandmel (décédé en 1979), dans Le génie de Paul (1958), pensait que ce dernier avait « christologisé » l’apocalyptique de son temps. Plus près de nous, Daniel Boyarin, Juif orthodoxe des États-Unis né en 1948, s’accorde avec Klausner pour reconnaître en Paul un Juif helléniste ; il en parle dans un livre qui fit sensation : A Radical Jew : Paul and the Politics of Identity52, ouvrage original et suggestif, souvent critiqué dans le monde juif. Alan F. Segal, né en 1945, est un Juif réformé du Massachusetts, d’abord attiré par la littérature anglaise, puis par les religions comparées, spécialiste des origines juives et chrétiennes. Il nous a laissé un livre maintenant traduit en français : Paul le converti. Apôtre ou apostat53. Il y affirme que Paul se considérait toujours comme juif, bénéficiaire de visions et révélations reçues de Jésus ressuscité, mais rejetant certaines observances de la Loi en raison de ses visées universelles ; pour lui, on peut considérer Paul comme un mystique espérant le salut eschatologique des Juifs. Un autre auteur juif, d’Europe cette fois, est Schalom Ben-Chorin, né à Munich en 1913 et décédé à Jérusalem en 1999, poète et théologien, promoteur du dialogue judéo-chrétien ; il avait écrit un Paulus. Der Völkerapostel in jüdischer Sicht (Munich 1970)54, présentant un Paul à la frontière entre judaïsme et christianisme, annonçant un évangile sans la Loi, et dès lors éloigné du judaïsme authentique. Il dénonce certaines contradictions dans l’enseignement de l’Apôtre, mais évite la polémique ; notons l’importance de sa bibliographie commentée. Signalons encore un Juif d’Amérique, Mark D. Nanos, né en 1954, fils d’un couple mixte, qui écrivit plusieurs ouvrages sur Paul, dont The Mystery of Romans (1996), et édita le fameux The Galatians Debate55. Il regarde Paul comme un Juif observant, fidèle à la Torah, mais à sa manière, personnelle et mystique. On comprend que les chercheurs juifs peinent à inscrire Paul dans une catégorie précise, car sa personnalité tranche sur les modèles rabbiniques de son époque. Quoi qu’il en soit, nous prenons acte de cette difficulté dans le monde juif actuel, tant en Europe qu’aux États-Unis, d’intégrer pleinement le personnage de Paul.

Parmi les détracteurs de Paul, notons une voix discordante venant de la laïcité militante. Trempant sa plume dans le vitriol nietzschéen, un professeur émérite des universités de Paris décharge son humeur en dénonçant ce qu’il appelle les « ambiguïtés » de la pensée de Paul, et son dangereux impact sur le mouvement de la sécularisation du XIXe siècle et sur notre société séculière contemporaines56. Il refuse en effet toute forme de réorganisation de la politique ou de la société inspirée de Paul. De cette mentalité — dont la revue psychanalytique Penser / rêver dirigée par Michel Gribinski se fait l’écho — nous trouvons encore des relents dans les médias actuels, comme dans l’émission « Apocalypse » présentée récemment sur la chaîne Arte par G. Mordillat et J. Prieur.

D’une tout autre encre est l’ouvrage intéressant de Joël Pralong, qui entreprend non seulement de comparer Thérèse de Lisieux à Paul de Tarse57, mais qui va jusqu’à en faire « un chant d’amour à deux voix ». On découvre finalement que ces deux mystiques se rejoignent à une grande profondeur, dans l’intimité du Seigneur mort et ressuscité. Un livre vraiment interpellant. De son côté, Antoine Baron58 saisit l’actualité de l’Apôtre des païens dans une présentation originale de Paul.

5 Les lettres de Paul

À propos des épîtres pauliniennes, signalons quelques ouvrages récents accessibles à un public intéressé. Comme noté plus haut, les Cahiers Évangile ont commenté la plupart des lettres pauliniennes ; moins amples et plus simples que les gros commentaires scientifiques, ils fournissent pourtant de précieuses indications, car ils sont composés par des exégètes compétents et précis. Citons dans ce cas : Charles Perrot, L’épître aux Romains, (n. 65, 1988), commentaire compact qui en souligne la dimension ecclésiale ; Les épîtres aux Corinthiens de Michel Quesnel, n. 22, 1977, avec les n.51, 1985 et 66, 1988, de Maurice Carrez ; L’épître aux Galates d’Édouard Cothenet, n. 34, 1980 et du même auteur Les épîtres aux Colossiens et Éphésiens n. 82, 1992 ; L’épître aux Philippiens. L’épître à Philémon, n. 33, 1980, de Simon Légasse ; La 1re aux Thessaloniciens, n. 39, 1982, de Michel Trimaille et finalement d’Édouard Cothenet, Les épîtres pastorales, n. 72, 1990.

Régis Burnet, déjà nommé, a composé un guide de lecture des épîtres de saint Paul59 préfacé par Mgr Michel Dubost, évêque d’Évry qui écrit : « simple, direct, fruit d’une science qui sait contenir son érudition pour être à la fois juste et lisible, il permet d’entrer progressivement dans la pensée de ce “rabbin”, instrument privilégié choisi par le Christ pour asseoir son Église » (p. 7). L’auteur reprend en bref le mouvement de chacune les lettres pauliniennes : une aide substantielle pour lecteurs pressés. Le P. Innocenzo Gargano, moine camaldule, bibliste et bon vulgarisateur, poursuit son travail de « lecture simple » des lettres de Paul pour les cercles bibliques : ici60, présentation succincte mais correcte et sensible de la lettre aux Éphésiens proposant le mystère de l’Église de façon suggestive et profonde. Il réjouira les lecteurs italiens.

Des commentaires plus amples ont aussi paru ces dernières années. Ainsi, pour la lettre aux Romains, on pourra consulter, de François Genuyt, dominicain, ancien professeur de l’Arbresle et aux Facultés catholiques de Lyon, membre du Centre pour l’Analyse du Discours Religieux (cadir), une lecture sémiotique qui en dégage la signification interne à partir de l’analyse littéraire du texte dans son langage propre et sa rationalité spécifique61. Que signifie « le juste vivra de la foi » et de quelles lois Paul nous entretient-il ? Un livre qui demande concentration et permet au lecteur de découvrir la logique interne du texte.

Le Père R. Penna achève son commentaire sur l’épître aux Romains en publiant son troisième tome62, qui comprend l’interprétation des chap. 12 à 16. De ce volumineux commentaire sérieux et précis, admirablement documenté, nous avons recensé les deux premiers tomes dans la revue (cf. NRT 130 [2008] 350 et 131 [2009] 316). Les lecteurs italophones y trouveront une interprétation solide et remarquablement nuancée.

Notons l’opuscule consacré à « la justification par la foi » dans l’épître aux Romains par un ingénieur commercial féru d’exégèse qui a passé un doctorat à l’Univ. catholique de Louvain : Dominique Martens63. Il enseigne maintenant à l’Inst. international Lumen Vitae à Bruxelles. Son étude, ferme et précise, consiste en une patiente analyse du passage-clé de la lettre de Paul : Rm 3,21-26 ; cette étude fait réfléchir le lecteur sur l’universalité du salut par le Christ, grâce à l’articulation des rôles de Dieu, du Christ et de l’homme dans la rédemption de l’humanité : bon exemple d’exégèse actuelle à la fois littéraire et théologique. Encore à propos de l’épître aux Romains, un essai de Jacques Maritain (1882-1973) paru en 1941 vient d’être réédité64. Il traite de l’élection d’Israël et du salut des Juifs à partir de Rm 9 à 11 et d’autres textes de Paul. Préfacé par le P. Jean-Miguel Garrigues, ce volume d’un penseur catholique de renom nous donne à comprendre que le salut universel passe historiquement par le peuple d’Israël ; les promesses et les dons de Dieu sont vraiment irrévocables. Saluons encore la réédition du livre de Michel Quesnel (1998) commentant l’épître aux Romains65.

En ce qui concerne les deux lettres aux Corinthiens, on retiendra les commentaires sobres mais justes et profonds rédigés par Guy Bonneau, bibliste, enseignant à l’Univ. de Sudbury (Ontario)66, pour qui la première lettre traite de l’unité en Christ proposée à une communauté divisée, et la seconde déploie l’activité apostolique de Paul et son zèle à remplir sa tâche d’apôtre des païens dans l’obéissance à l’Esprit saint. Deux petits volumes à lire attentivement.

Recommandons ici un bref commentaire de l’épître aux Galates67 par Paul-Dominique Dognin, dont nous avons parlé68, dominicain qui enseigna au Saulchoir, à l’Univ. St Thomas de Rome et à l’Inst. catholique de Paris. Il nous fait découvrir la trajectoire de libération intérieure que trace Paul. Un chemin ouvert au lecteur avec tact et compétence.

Retiendra notre attention un beau commentaire des « épîtres de la captivité »69 par un professeur de NT au Séminaire de Wilmore (Kentucky) et à l’Univ. St. Andrews d’Écosse, Ben Witherington III, auteur de quelques best-sellers bibliques, qui mène une analyse rhétorique rigoureuse de la lettre dans un style précis et agréable à lire, avec un souci pastoral affiché, d’où son intérêt actuel. Mgr Pierre Debergé, recteur de l’Inst. catholique de Toulouse, qui a traité de L’argent dans la Bible (Nouvelle Cité, 1999) et de L’amour et la sexualité dans la Bible (Nouvelle Cité, 2001), présente l’Évangile de Paul sous l’angle de la liberté70, dans le ton de l’épître aux Galates, en notant les caractéristiques souvent paradoxales de l’Apôtre des païens. Un livre écrit d’une plume alerte, qui fait réfléchir le lecteur et l’entraîne à l’action ; il va à l’essentiel et rend Paul de plus en plus attachant. À recommander. N’oublions pas le petit livre du P. Éloi Leclerc71. L’auteur y dessine admirablement l’essentiel du message de Paul concernant l’Église : le grand dessein d’amour de Dieu pour l’humanité qu’il désire introduire dans son intimité, puis le chemin de l’homme invité à rejoindre Dieu dans le présent de l’Église, signe vivant en Christ de la communauté humaine en croissance.

Deux thèses de doctorat récentes concernent des textes pauliniens. L’une72, défendue à l’Univ. Grégorienne de Rome, d’un séminariste irakien qui a opté pour le mariage comme vraie voie de sainteté. En son étude de Paul (1 Co 7,12-16 et Ep 5,25-33), il a trouvé la démonstration de la valeur sanctificatrice et rédemptrice du sacrement de mariage, et il nous partage l’itinéraire de sa réflexion théologique éclairante à partir des passages où Paul développe une spiritualité au c œur de la chair humaine, née d’une méditation en profondeur de l’incarnation et de la rédemption de l’humanité concrète en Jésus Christ, amant de son Église faite d’hommes et de femmes promis ensemble à son œuvre de salut. L’auteur, membre de la Recherche scientifique irakienne, est à présent conseiller culturel à l’ambassade d’Irak à Rome. L’autre thèse, présentée à l’Institut biblique de Rome en 2006 par un jésuite de Colombie, actuellement professeur à l’Univ. pontificale xavérienne de Bogota, est consacrée à deux passages pauliniens (Ep 2,14-16 et Col 1,20-23), traitant de la réconciliation73. L’étude, menée avec sérieux et rigueur, suit la méthode d’analyse rhétorique ; elle met en évidence les notions de création, de mystère et d’Évangile, par lesquelles Paul montre la cohérence syntonique entre l’action salvifique de Dieu et sa réception par le croyant dans le Christ Jésus. Celui-ci nous communique les fruits performants de « sa mort pour nous », suscitant notre adhésion réconciliatrice dans la paix. Une étude conduite avec intelligence sous la direction des Pères J.-N. Aletti et J. Kilgallen, qui esquisse le passage de l’analyse littéraire à la théologie.

Lire saint Paul dans le texte, quoi de plus éclairant ? Relevant le défi, le livre de J.L. Sumney permet à de nombreux lecteurs de pénétrer le message de Paul aux Philippiens grâce au texte grec expliqué mot à mot sur le plan grammatical afin d’en dégager les nuances de la vision paulinienne74. L’auteur découpe le texte grec de l’épître en huit séquences formant des unités de compréhension. Un précieux outil de précision pour les étudiants hellénistes en herbe désireux d’approfondir la langue et la théologie tout ensemble. L’auteur enseigne l’Écriture au séminaire théologique de Lexington. Son approche est aussi pastorale, comme en témoigne son précédent ouvrage intitulé Prêcher les textes apocalyptiques.

Terminons ce long inventaire des derniers-nés de la bibliothèque paulinienne par trois commentaires scientifiques parus ces dernières années dans la nouvelle collection Commentaire biblique : Nouveau Testament (cf. NRT 129 [2007] 447), dirigée par H. Cousin, C. Focant, J.-P. Lémonon, Ch. Reynier et J. Schlosser, qui ouvre ses portes à des exégètes chevronnés, leur demandant un travail technique approfondi afin de rendre au plus près la signification du texte grec et d’en faire ressortir la dynamique interne. Le plan des ouvrages comporte : une traduction de l’écrit, avec questions textuelles et bibliographie, puis une interprétation expliquant l’enchaînement des péricopes pour en dégager le message théologique. Des notes scrutent certains passages difficiles et des discussions confrontent les avis de chercheurs. Ces commentaires s’adressent à un public de professeurs et d’étudiants en théologie, de pasteurs et de laïcs avertis.

L’épître aux Éphésiens de Chantal Reynier a paru en 200475. L’introduction s’explique sur son authenticité et sur les énigmes que pose le texte, incontestablement canonique par ailleurs ; elle donne quelques informations sur le style et la composition du document. Le commentaire se déroule en deux parties encadrées par une ouverture et une conclusion. L’auteure met en évidence les étapes de la pensée de Paul méditant sur la réalité du Christ vivant et son rapport « capital » à l’Église. Une étude de grande valeur qui éclairera le lecteur en lui faisant découvrir divers aspects du mystère ecclésial.

L’épître aux Galates, publiée en 2008, a pour auteur Jean-Pierre Lémonon76, professeur émérite de l’Univ. catholique de Lyon, spécialiste du milieu néotestamentaire et de la littérature paulinienne. Une introduction plus longue parle des destinataires de la lettre, de sa composition structurée et des thèmes importants. Le commentaire développe d’abord l’ouverture (Ep 1,1-12), puis le corps du texte divisé en trois parties : 1) la vérité de l’Évangile paulinien (1,13-2,21) : la justice par la foi au Christ intègre l’homme au peuple de Dieu ; 2) une preuve scripturaire éclaire le propos : l’Esprit donné à la communauté lui révèle sa filiation adoptive (3,1-4,7) et fait passer l’homme de l’esclavage à la liberté (4,8-5,1) ; 3) la vie des croyants se caractérise par l’usage de la liberté acquise par la croix du Christ et s’exprime par la charité (6,11-18). La place centrale de la croix du Christ et de son acte pascal est heureusement mise en évidence. La Loi, qui n’est rien par elle-même, conduit au Christ qui assume l’humanité pécheresse, Juifs et païens, dans l’infinie miséricorde de Dieu.

Les deux lettres à Timothée. La lettre à Tite viennent de paraître en 2009. Elles constituent les « Lettres pastorales »77 : Paul va confier à ses disciples des responsabilités sur les églises à peine fondées, Timothée à Éphèse, Tite en Crète. L’auteur est Michel Gourgues, éminent exégète d’Outre-Atlantique (Univ. d’Ottawa). Dans son avant-propos, il s’étend sur l’utilité de son volumineux commentaire, après celui de Ceslas Spicq datant de 1947, alors que bien d’autres ouvrages américains sérieux ont paru depuis sur les « Pastorales ». Le congrès paulinien de Rome en 2006 touchait notamment la question d’authenticité paulinienne de ces lettres, laissant ouverte la question ; Michel Gourgues reprend la recherche et construit cet imposant ouvrage qui fera date dans l’histoire de l’exégèse paulinienne francophone. On comprendra dès lors l’importance de la longue introduction (50 pages) du volume qui en comporte plus de 400. L’analyse du vocabulaire comparé à celui de Paul est éclairante, comme la situation ecclésiale et l’expérience de l’Apôtre. L’auteur considère 2 Tm comme de la main de Paul ; les deux autres (1 Tm et Tt) seraient postérieures, entre Paul et Ignace d’Antioche (p. 59), compte tenu de leurs différences. Le commentaire nous paraît remarquable de précision, de rigueur et de nuance. Au cours du commentaire, l’auteur précise ses analyses, respectueux du texte qu’il explique avec une probité digne d’éloges. Son style est tout à fait adapté à sa manière d’interpréter, car il fait entrer le lecteur dans sa réflexion, comme en témoignent les interrogations et les exclamations intervenant comme signes d’un dialogue qui se déroule. Chemin faisant, il discute avec les commentateurs contemporains en comparant les prises de position, manifestant ainsi l’ampleur de son information et la qualité de son intelligence du texte. Signalons aussi la justesse de la traduction qu’il propose et son souci de faire comprendre l’épître : les qualités requises du presbytre et de l’évêque sont susceptibles d’être imitées par le chrétiens ; elles interpellent et inspirent notre pastorale actuelle.

Nous venons de composer un tableau impressionnant — et cependant très modeste — de la littérature paulinienne dont nous disposons : une palette étonnante et variée pour peindre le personnage hors du commun qu’était Paul de Tarse, évangélisateur des païens dans l’Église naissante. Chaque lecteurs puisera dans ce trésor selon ses goûts, ses besoins et son inspiration, choisissant dans cette étonnante boîte à outils les instruments qui conviendront à sa compréhension et à son étude, selon son rythme intérieur et sa spiritualité. Merci de « mettre le comble à notre joie » en utilisant ce trésor.

Notes de bas de page

  • 1 Les titres munis d’un astérisque (*) signalent des livres récemment reçus pour recension dans la NRT.

  • 2 * Burnet R., Saint Paul. Des textes qui ont fait le christianisme, coll. Fêtes et Saisons, Paris, Cerf, 2008, 29x21, 51 p. ISBN 978-2-204-08651-6.

  • 3 * Danneels Card. G., Paul de Tarse. Un autoportrait, coll. Paroles de vie … Pâques 2009, Mechelen, Presses de l’Archevêché, 2009, 22x10, 48 p. ISSN 0771/5110.

  • 4 * Warin Mgr P., Wargnies Ph., Saint Paul, coll. Que penser de … ? 72, Namur, Fidélité, 2008, 19x12, 124 p., 10 €. ISBN 978-2-87356-398-1.

  • 5 * Delhez Ch., Réjouissez-vous. Textes choisis de saint Paul, Namur, Fidélité, 2008, 19x12, 144 p., 6 €. ISBN 978-2-97356-394-3. Cf. recension NRT 131 (2009) 307.

  • 6 Lœw J., Comme s’il voyait l’invisible. Être apôtre à l’école de saint Paul, coll. Foi vivante 194, Paris, Cerf, 1979, 18x11, 240 p. ; * réédité dans la coll. Trésors du christianisme, Paris, Cerf, 2008.

  • 7 * Épîtres de saint Paul. Traduction officielle de la liturgie, Paris, DDBLethielleux, 2008, 19x12, 246 p., 8 €. ISBN 978-2-283-61038-1.

  • 8 * Reynier Ch., Pour lire saint Paul, coll. Pour lire, Paris, Cerf, 2008, 21x21, 175 p., 15 €. ISBN 978-2-204-08647-9.

  • 9 * Reynier Ch., Per leggere san Paolo, coll. Itinerari biblici, Brescia, Queriniana, 2009, 21x13, 296 p., 23.50 €. ISBN 978-88-399-2910-5.

  • 10 La revue est éditée sous la direction d’Anne Soupa, rédactrice en chef aux éditions du Cerf, depuis août 2001, à raison de dix numéros par an. Elle présente « la Parole de Dieu livre après livre » et est somptueusement illustrée. Le numéro 75 de janvier 2009 inaugure la dernière année de parution, qui s’achèvera en janvier 2010, après avoir présenté et parcouru tous les livres de la Bible. Un instrument de travail de première valeur. Abonnement : 70 € par an. ISBN 13 : 977-2-204-82075-3.

  • 11 Présenté par Édouard Cothenet, ancien professeur d’Écriture à l’Inst. catholique de Paris, Paris, Cerf, 1978.

  • 12 Rédigé par Pierre Debergé, recteur de l’Inst. Catholique de Toulouse, Paris, Cerf, 2003, 50 p. Un auteur espagnol *Moreno García A., formé à Rome et à Jérusalem, qui enseigna à l’Univ. Sainte Croix de Rome et à Saint Jacques de Compostelle, vient de publier un bel essai sur ce thème : Paulus Pastor. El ministerio del Espíritu, coll. Monografías : Sagrada Escritura 25, Valencia, éd. Edicep, 2008, 23x17, 328 p. ISBN 978-84-7050-982-7. Un ouvrage sérieux et bien documenté basé sur Ac 20, 2 Co 1-7, Ep 4,12-13, 1 Th 2,1-2, les pastorales et 2 Co 12,1-10, l’ensemble précédé d’une brève « théologie des ministères ». Les lecteurs en langue espagnole en tireront un réel profit.

  • 13 Les éditeurs en sont Michel Bouttier et François Brossier, rassemblant les travaux d’une équipe d’exégètes protestants et catholiques, Paris, Cerf, 1994, 70 p. à propos de 180 vocables familiers de l’apôtre.

  • 14 Nous en parlons ci-après.

  • 15 * Holzner J., L’Apostolo Paolo, Brescia, Morcelliana, 2008, 23x16, 329 p., 22 €. ISBN 978-88-372-2290-1. Les éditions Téqui viennent de republier la traduction française de 1947.

  • 16 * Saffrey H.D., Histoire de l’apôtre Paul ou faire chrétien le monde, Paris, DDB, 2007, 21x14, 268 p., 19 €. ISBN 978-2-220-05757-6. Cf. recension NRT 131 (2009) 293.

  • 17 * Quesnel M., Saint Paul et les commencements du christianisme, Paris, DDB, 2008, 21x14, 161 p., 17 €. ISBN 978-2-220-05980-8. L’auteur a fait paraître aussi un Prier quinze jours avec saint Paul, Paris, Nouvelle Cité, 2008, 19x12, 120 p., 12.50 €. ISBN 978-2-853-13550-4. Cf. recension NRT 131 (2009) 320 et 473.

  • 18 Blenkinsopp J., Paul’s Life in Christ, London, Darton-Longman & Todd, 1968 ; * trad. Paul de Tarse. Une vie dans le Christ, Paris, Salvator, 2008, 21x14, 135 p., 14.50 €. ISBN 978-2-7067-0566-3.

  • 19 Bony P., Saint Paul, coll. Tout simplement, Paris, L’Atelier, 2008, 23x17, 221 p., 19.90 €. ISBN 978-2-7082-4004-9.

  • 20 * Reynier Ch., Paul de Tarse en Méditerranée. Recherches autour de la navigation dans l’Antiquité (Ac 27-28), coll. Lectio divina, 206, Paris, Cerf, 2006, 288 p., 28 €. ISBN 978-2-204-07930-8.

  • 21 * Reynier Ch., Saint Paul sur les routes du monde romain. Infrastructures, logistique, itinéraires, coll. Lire la Bible 155, Paris, Cerf, 2009, 249 p., 20 €. ISBN 978-2-204-08832-9.

  • 22 Murphy-O’Connor J., Histoire de Paul de Tarse. Le Voyageur du Christ, Paris, Cerf, 2004, 22x14, 315 p. ; traduction de Paul, A Critical Life, Oxford, Clarendon Press, 1996.

  • 23 Murphy-O’Connor J., Corinthe au temps de saint Paul. L’archéologie éclaire les textes, coll. Instruments bibliques, Paris, Cerf, 2004, 21x13, 320 p., 32 €. ISBN 978-2-204-07378-4.

  • 24 Murphy-O’Connor J., Éphèse au temps de saint Paul. Textes et archéologie, coll. Instruments bibliques, Paris, Cerf, 2008, 21x13, 352 p, 44 €. ISBN 978-2-204-08648-6.

  • 25 Hubaut M., Sur les traces de Saint Paul, Paris, DDB, 1995, 296 p. L’auteur, franciscain écrivain et conférencier renommé, a accompagné de nombreux pèlerinages sur les traces de saint Paul. Il connaît bien les sites autrefois visités par l’Apôtre.

  • 26 * Flichy O., Luc, Paul et les Actes des Apôtres, L’histoire d’un héritage, coll. Connaître la Bible 49, Bruxelles, Lumen Vitae, 2007, 21x15, 80 p., 10 €. ISBN 978-2-87324-327-2.

  • 27 * Walker P., Unterwegs auf den Spuren des Paulus. Das illustrierte Sachbuch zu seinen Reisen, Stuttgart, Kathol. Bibelwerk, 2008, 25x20, 214 p., 24.90 €. ISBN 978-3-460-32784-9. L’original a paru en anglais : In the Steps of saint Paul, Oxford, Lion Hudson, 2008.

  • 28 Dreyfus P., Saint Paul. Un grand reporter sur les traces de l’Apôtre Paris, Centurion, 1990, 24x16, 391 p. ISBN 978-2-227-34065-7.

  • 29 Il est signé par des auteurs de haute qualité : Stanislas. Breton, Michaël Fœssel, Paul Ricœur, Jean-Claude Monod.

  • 30 Breton S., Saint Paul, coll. Philosophie, Paris, PUF, 1988, 18x12, 121 p., 5 €. ISBN 978-2-1304-1918-1

  • 31 Paul : Jew, Greek and Roman, éd. S. Porter, coll. Pauline Studies 5, Leiden, Brill, 2008, 25x17, 370 p. ISBN 978-90-04-17159-6, recueil de 14 contributions d’auteurs réputés.

  • 32 Decaux A., L’avorton de Dieu. Une vie de saint Paul, Paris, Perrin / DDB, 2003, 24x16, 334 p., 21.50 € ; éd. de poche : coll. Tempus, Paris, Perrin, 2005, 18x11, 333 p., 10.40 €. ISBN 978-2-262-02227-3.

  • 33 Guillet J., Paul, l’apôtre des nations, Paris, Bayard, 2002, 19x12, 184 p., 13 €. ISBN 978-2-227-47052-1.

  • 34 * Barnett P., Paul Missionary of Jesus, coll. After Jesus 2, Grand Rapids, Eerdmans, 2008, 23x15, xvi-240 p., 8.99 £. ISBN 978-0-8028-4891-8.

  • 35 Morin É., Saint Paul, serviteur de notre joie, coll. Cahiers de l’École cathédrale 39, Paris, Parole et Silence, 2000, 21x14, 108 p. ISBN 978-2-911940-82-2.

  • 36 Poffet J.-M., Paul de Tarse, coll. Regard, Paris, Nouvelle Cité, 1998, 19x12, 159 p. ISBN 978-2-85313-324-9.

  • 37 Trocmé É., Saint Paul, coll. Que sais-je ? n. 3662, Paris, PUF, 2003, 18x12, 127 p., 9 €. ISBN 978-2-130-53323-8.

  • 38 Marguerat D., Paul de Tarse, un homme aux prises avec Dieu, Poliezle Grand, éd. du Moulin, 20002, 18x13, 112 p. ISBN 978-2-88469-000-3.

  • 39 Dognin P.-D., Paul, théologien de la confiance en Dieu, coll. Connaître la Bible 10, Bruxelles, Lumen Vitae, 1998, 21x15, 64 p. ISBN 978-2-87324-113-6.

  • 40 Tassin C., Saint Paul, homme de prière, coll. Vivre, croire, célébrer, Paris, L’Atelier, 2003, 22x15, 140 p., 14 €. ISBN 978-2-7082-3657-1.

  • 41 * Vouga F., Moi, Paul ! Paris / Genève, Bayard / Labor et Fides, 2005, 311 p., 20 €. ISBN 978-2-227-47539-0.

  • 42 Manns F., L’appel au large, Paris, éd. du Paraclet, 2009, 24x15, 224 p. 17 €. ISBN 978-2-35736-000-6.

  • 43 Benoît XVI, Saint Paul, l’Apôtre des gentils, coll. Les indispensables, éd. Tempora, 2008, 20x12, 93p. ISBN 978-2-9160-5351-6 et Benoît XVI, Saint Paul. Vivre du Christ et avec le Christ, Paris, Salvator, 2008, 17x12, 127p. ISBN 978-2-7067-0591-5.

  • 44 Benoît XVI, Saint Paul, coll. Études et essais, Paris, Bayard, 2009, 19x14, ISBN 978-2-2274-7885-5 et Benoît XVI, Paul, apôtre de l’unité, Paris, Médiaspaul, 2008, 19x14, 95p. ISBN 978-2-7122-1065-6.

  • 45 Martini Card. C.M., Il Vangelo di Paolo, Milan, Ancora, 2007 ; L’évangile de Paul, Médiaspaul, 2008, 157 p., 14 €. ISBN 978-2-7122-1072-4.

  • 46 * Marchadour A., L’événement Paul. Une passionnante enquête sur le mystère Paul, Paris, Bayard, 2008, 20x15, 350 p., 18.50 €. ISBN 978-2-2274-7855-8.

  • 47 Chilton B., Rabbi Paul. An Intellectual Biography, New York, Doubleday, 2004, 24-17, 335 p., 24.95 $. ISBN 0-385-50862-X.

  • 48 Das A.A., Paul and the Jews, Peabody (MA), Hendrickson, 2003, 23x16, 238 p., 17.99 £. ISBN 1-56563-676-7.

  • 49 * Id., Paul, the Law and the Covenant, Peabody (MA), Hendrickson, 2001, 22x14, 342 p., 17.99 $. ISBN 1-56563-463-2. Cf. NRT. 127 [2005] 124.

  • 50 Horsley R.A., Paul and Empire. Religion and Power in Roman Imperial Society, Harrisburg (PA), Trinity Press Intern, 1997, 257 p. ISBN 978-1-56338-217-8.

  • 51 Schoeps H.J., Paulus : Die Theologie des Apostels im Lichte der jüdischen Religionsgeschichte, Tübingen, Mohr, 1959 ; trad. Paul : The Theology of the Apostle in the Light of Jewish Religious History, London, Lutterworth, 1961, 23x15, 303p.

  • 52 Boyarin D., A Radical Jew : Paul and the Politics of Identity, Berkeley, University of California Press, 1994, 366 p. ISBN 0-520-21214-2.

  • 53 * Segal A.F., Paul the Convert : The Apostolate and Apostasy of Saul of Tarsus ; traduit en français : Paul le converti. Apôtre ou apostat, Paris, Bayard, 2003, 415 p., 20 €. ISBN 978-2-227-47068-2.

  • 54 Ben-Chorin Sch., Paulus. Der Völkerapostel in jüdischer Sicht, Munich, 1970 ; traduit en français : Paul. Un regard juif sur l’Apôtre des Gentils, Paris, DDB, 1999, 280 p. ISBN 978-2-220-04504-8.

  • 55 The Galatians Debate, éd. M.D. Nanos, Peabody (MA), Hendrickson, 2002, 517 p. ; le volume réunit 22 contributions de chercheurs.

  • 56 Cf. Rey J.-M., Paul ou les ambiguïtés, coll. Penser / rêver, Paris, éd. de l’Olivier, 2008, 175 p., 13 €. ISBN 978-2-87929-616-6.

  • 57 Pralong J., De la faiblesse à la force : Paul de Tarse et Thérèse de Lisieux. Un chant d’amour à deux voix, Nouan-le-Fuzelier, éd. des Béatitudes, 2008, 256 p., 13.90 €. ISBN 978-2-84024-322-9.

  • 58 Baron A., Saint Paul ici, maintenant, Paris, Lethielleux, 2009, 157 p., 15 €. ISBN 978-2-283- 61042-8.

  • 59 * Burnet R., L’Évangile de saint Paul, Guide de lecture des épîtres de saint Paul, coll. Épiphanie, Cerf, Paris, 2008, 19x13, 180 p., 15 €. ISBN 978-2-204-08723-0.

  • 60 * Gargano I., Lettera agli Efesini. La Chiesa mistero di un’elezione, Bologna, EDB, 2008, 19x11, 170 p., 12.20 €. ISBN 978-88-10-70998-6.

  • 61 * Genuyt F., L’épître aux Romains. L’instauration du sujet, Paris, Cerf, 2008, 21x13, 222 p., 22 €. ISBN 978-2-204-08671-4.

  • 62 * Penna R., Lettera ai Romani III. Rm 12 – 16, coll. Scritti delle origini cristiane, Bologna, EDB, 2008, 24x17, 352 p., 29 €. ISBN 978-88-10-20627-0.

  • 63 * Martens D., La justification par la foi dans Romains 3,21-26. Pas sans Dieu. Pas sans l’homme, Pas sans le Christ, coll. Connaître la Bible 52, Bruxelles, Lumen Vitae, 2008, 21x15, 80 p., 10 €. ISBN 978-2-87324-340-1.

  • 64 * Maritain J., La pensée de saint Paul, Paris, Parole et Silence, 2008, 21x14, 187 p., 16 €. ISBN 978-2-84573-725-9.

  • 65 Quesnel M., Les chrétiens et la loi juive. Une lecture de l’épître aux Romains, édition revue, coll. Lire la Bible 156, Paris, Cerf, 2009, 108 p., 13 €. ISBN 978-2-204-08827-5.

  • 66 Bonneau G., Paul et les Corinthiens I et II, coll. Connaître la Bible 35 et 36, Bruxelles, Lumen Vitae, 2004, 21x15, 80 p., 9 et 9 €. ISBN 978-2-87324-238-8 et 978-2-87324-243-4.

  • 67 Dognin P.-D., “La foi étant venue”. L’épître aux Galates, coll. Connaître la Bible 25, Bruxelles, Lumen Vitae, 2001, 21x15, 64 p., 6.20 €. ISBN 978-2-87324-168-3.

  • 68 Cité supra n. 37.

  • 69 * Witherington III B., The Letters to Philemon, the Colossians and the Ephesians. A Socio-Rhetorical Commentary on the Captivity Epistles, Grand Rapids, Eerdmans, 2007, 24x16, xii-382 p., 21.99 £. ISBN 978-0-8028-2488-2.

  • 70 * Debergé P., Saint Paul, l’Évangile de la liberté, Paris, Parole et Silence / Lethielleux, 2008, 23x15, 170 p., 17 €. ISBN 978-2-283-61040-4.

  • 71 Leclerc É., Le père immense. Une lecture de la Lettre aux Éphésiens, Paris, DDB, 2006, 22x14, 130 p., 16 €. ISBN 978-2-220-05772-0.

  • 72 * Louay Sh., Sanctificazione e valore salvifico del matrimonio. Studio esegetico-teologico di 1 Co 7,12-16 ed Ef 5,25-33, coll. Tesi Gregoriana – Serie Teologia 158, Roma, PUG, 2008, 24x17, 321 p. ISBN 978-88-7839-116-1.

  • 73 * Granados Rojas J.M. sj, La reconciliación en la carta a los Efesios y en la carta a los Colosenses, coll. Analecta biblica 170, Roma, PIB, 2008, 24x16, 258 p. ISBN 978-88-7653-170-5.

  • 74 * Sumney J.L., Philippians. A Greek Student’s Intermediate Reader, Peabody (MA), Hendrickson, 2007, 24x18, xxiv-161 p. ISBN 978-1-56563-991-1.

  • 75 Reynier Ch., L’épître aux Éphésiens, coll. Commentaire biblique : Nouveau Testament 10, Paris, Cerf, 2004, 23x16, 236 p., 34 €. ISBN 978-2-204-07542-6.

  • 76 * Lémonon J.-P., L’épître aux Galates, coll. Commentaire biblique : Nouveau Testament 9, Paris, Cerf, 2008, 23x16, 232 p., 30 €. ISBN 978-2-204-08649-3.

  • 77 * Gourgues M., Les deux lettres à Timothée. La lettre à Tite, coll. Commentaire biblique : Nouveau Testament 14, Paris, Cerf, 2009, 23x16, 433 p., 42 €. ISBN 978-2-204-08700-1.

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La NRT est une revue trimestrielle publiée par un groupe de professeurs de théologie, sous la responsabilité de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

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