L’affirmation trinitaire de l’unité de la providence du Père et du Fils est comprise chez Athanase à partir de la question de la réceptivité du Fils incarné. Ainsi l’homoousios, loin d’être une notion abstraite de la théologie trinitaire, peut donner des repères, en ce jubilé de l’incarnation, pour approfondir la médiation du Christ et la manière dont le chrétien vit de la providence paternelle.
En 2025, l’Église a célébré à la fois le jubilé de l’incarnation et le 1700e anniversaire du concile de Nicée. Ces commémorations ont été l’occasion de mieux saisir les liens entre le mystère du Christ et la profession de foi de Nicée. La déclaration selon laquelle le Fils est homoousios, « consubstantiel au Père », a été, face à l’arianisme qui niait la divinité du Fils, avant tout une affirmation trinitaire. La bulle d’indiction pour le jubilé soulignait que le concile de Nicée avait joué le rôle d’une « pierre milliaire » pour l’Église1. Ainsi, lorsque les Pères de Chalcédoine (451) professèrent l’unité des natures humaine et divine dans la personne du Christ, ils n’eurent pas le sentiment d’introduire une nouveauté radicale, mais bien de s’inscrire dans la continuité de la foi de Nicée2.
C’est dans le prolongement de ces…