Quelques aspects de l’espérance selon l’Ancien Testament

Jacques Trublet s.j.

L’espérance dans l’Ancien Testament repose sur une relation de confiance avec Dieu plutôt que sur une attente temporelle définie. Les racines hébraïques, telles que קוה (« attendre » ou « espérer ») et בטח (« confiance »), révèlent une espérance davantage orientée vers l’acte de s’en remettre à Dieu. L’espérance prend la forme de promesses dans l’histoire patriarcale et les prophètes ajoutent une dimension eschatologique, reliant le présent aux pro-messes divines futures. Progressivement, l’espérance se spiritualise, culminant dans l’attente de Dieu lui-même comme objet ultime. Cette mutation illustre un passage de l’espérance matérielle vers une quête spirituelle profonde.

En raison de sa conception du temps et de l’histoire, l’Ancien Testament est censé faire une place importante à l’espérance. Or, ni les dictionnaires ni les vocabulaires bibliques (qui se cantonnent pour la plupart au Nouveau Testament) ni l’encyclique sur l’espérance de Benoît XVI Spe Salvi (qui ne convie guère que 2 M 12,38-45, Ps 22,1.4 et Ps 138,8-12) ne présentent de développement sur ce thème. Comment interpréter cette lacune ? Deux raisons, me semble-t-il, peuvent l’expliquer. D’une part, parce qu’on recherche une notion qui ne trouvera sa pleine élaboration que dans le Nouveau Testament (en particulier dans la triade de 1 Co 13,13 ; Col 1,4-5 ; 1 Th 1,3 ; 5,8) et chez saint Thomas par exemple. Si ce concept est bien présent dans l’Ancien Testament, c’est encore à l’état embryonnaire et de manière diffuse. La seconde raison, qui…

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La NRT est une revue trimestrielle publiée par un groupe de professeurs de théologie, sous la responsabilité de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

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