Centrer sa vie sur le Christ avec Edith Stein. Retraite spirituelle
Didier-Marie Golay o.c.d.Spiritualité - Recenseur : Noëlle Hausman s.c.m.
La présence d’Edith Stein dans la collection des retraites spirituelles, initiée depuis 2018 par les Éditions du Carmel, s’imposait, d’autant qu’il s’agit, selon les conseils donnés d’entrée par Didier-Marie Golay, excellent connaisseur des grandes figures carmélitaines, qui propose cet outil de recueillement, d’« essayer sereinement de comprendre ce qui se passe » (p. 12). Construite selon le schéma habituel en sept jours, la retraite offre ainsi deux entretiens quotidiens, l’un plus centré sur un parcours scripturaire (de l’appel de Jésus à sa mort-résurrection), l’autre, davantage (car on trouve les deux sources dans les deux moments du jour) sur des extraits de nombreuses œuvres steiniennes, qui soutiennent l’itinéraire et font certainement l’intérêt de l’opuscule. Les commentaires toujours judicieux n’empêchent pas de se trouver comme à neuf devant les textes steiniens, dont la vigueur ne s’épuise pas. Quand on lit ce que la philosophe devenue chrétienne expose de sa compréhension du corps eucharistique du Christ, de la croix comme lieu privilégié de l’union au Verbe incarné, en qui les qualités de la nature masculine s’allient à celles de la nature féminine, de la Vierge Marie dont l’imitation inclut l’imitation du Christ, en ceci qu’elle conduit à « reproduire sur le mode féminin (...) l’image du Christ », etc., on pressent la grâce d’intelligence théologique qu’il y aurait à reconnaître un jour en la Carmélite juive un nouveau docteur pour l’Église. — N. Hausman s.c.m.