Voilà un bon titre. « On pourrait dire, en demeurant dans le vocabulaire judiciaire, qu’on trouvera dans les pages suivantes des pièces majeures du dossier de l’accusation. La défense, quant à elle, restera muette ! », lit-on dès la p. 15. Puis on nous explique pourquoi ce dossier commence avec un texte de 374 alors qu’Origène, actif de 215 à sa mort (253 ?), fut déjà de son vivant passionnément lu, critiqué et défendu. C’est qu’alors un évêque s’en prend violemment à la doctrine origénienne dans un traité contre les hérésies. Et cette charge prospèrera, le dossier va le montrer, jusqu’à la condamnation de l’Alexandrin au concile de Constantinople ii (553). Mais l’intro. continue en donnant la parole à cette…