L’anecdote et le décor. Essai d’histoire sur le journal intime de Mgr Grente (1921-1959)
Frédéric Le MoigneHistoire - Recenseur : Bernard Joassart s.j.
Voir aussi : G. Grente, Souvenirs
À première vue, la carrière de Georges Grente (1872-1959) pourrait paraître éblouissante : docteur ès lettres (1903), évêque du Mans (1918), où il demeura sans la moindre chance d’être muté à un siège plus prestigieux, membre de l’Académie française (1936), archevêque à titre personnel (1943), membre de l’ACA (1950) malgré les nettes réticences de ses collègues, cardinal (1952), enfin revêtu du pallium (1954). Encore fut-elle lente, très lente : Pie xi ne l’appréciait que peu, et c’était réciproque ; Pie xii, qu’il admirait presque jusqu’à l’idolâtrer, le combla, presque in extremis, de ses faveurs. En 1921, à l’instar d’un Baudrillard, le jeune évêque commença à tenir un journal, des Souvenirs, dont nombre de passages ont souvent été écrits après les événements. Frédéric Le Moigne nous en donne dans un volume des extraits (malheureusement diront certains, mais il eût sans doute été difficile de mener une entreprise…