Portant sur un air aujourd’hui très connu, l’ouvrage réussit à le renouveler dans son vocabulaire et, au-delà des mots, dans les idées, voire les pratiques. Le thème central est contenu dans le titre qui, placé en italiques dans le texte et très régulièrement repris, devient un seul terme. Tissant constamment morceaux discontinus d’autobiographie, méditations et exhortations, le livre part de l’expérience actuelle si douloureuse de ce que Jean-François Serres appelle « l’individu flottant », ce qui dit plus et autre que « l’individu liquide » de Zygmunt Bauman. Cet état qui ruine le lien et la paix entre les hommes appelle des « conversions » – dans l’Église et dans le monde, estime l’A. qui, après avoir côtoyé la marginalité et la précarité, fut délégué général aux Petits…