Se encarnó por obra del Espíritu Santo

Col.
Théologie - Recenseur : Léon Renwart s.j.
Les deux volumes des Semaines d'études trinitaires que nous présentons, achèvent de répondre à la demande de Jean-Paul II pour la préparation du grand jubilé de l'an 2000.
Le premier volume est consacré au Saint-Esprit, par l'oeuvre duquel le Christ s'incarne. Le thème est étudié dans la Bible et comme mission de l'Église pour une nouvelle évangélisation. La recherche se poursuit par la présentation de l'expérience de l'Esprit dans les Églises catholique, orthodoxe et protestante, elle se demande ensuite quel serait le nom propre de l'Esprit (on propose ici celui de «relation»). Après une discussion de la controverse entre Scheeben et Granderath sur le rapport entre grâce créée et incréée, le recueil se clôture sur la place le l'Esprit dans l'espérance chrétienne. Le second volume est consacré à Dieu le Père envoyant son Fils au monde. Après l'étude biblique de l'attitude filiale de Jésus, une note signale, dans un texte de Qumrân, une trace d'invocation de Dieu comme Père. Suit l'étude de la théologie des Pères, celle du Dieu créateur et tout-puissant et celle du salut comme provenant du Père. Quelques aspects de la théologie systématique récente sont ensuite esquissés ainsi que la place d'un Dieu Père dans un monde qui n'a plus de père.
Dans le premier de ces recueils, nous avons été particulièrement intéressé par les pages de Santiago del Cura sur deux reproches des orientaux à la théologie catholique, celui d'un «christomonisme» subordonnant la pneumatologie à la christologie et celui d'un «filioquisme» présentant comme un dogme ce qui, pour les Orthodoxes, n'est qu'une conclusion théologique (un «theologoumenon»), à savoir que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils et non du Père par le Fils. La clarification, émise par la Commission pour l'unité de la foi chrétienne le 13 septembre 1995, a reçu de part et d'autre un accueil favorable «sans que cela mette un point final à toutes les méfiances historiques ni n'éclaire définitivement toutes les questions doctrinales» (p. 157). Par contre, nous n'avons, sauf erreur, pas repéré d'étude sur le rôle de l'Esprit du Christ en dehors de l'Église, point qui est à la base de tout vrai dialogue interreligieux.
Dans le second recueil, nous avons salué avec joie, chez Martin Galabert, le rappel de l'affirmation du Dieu tout-puissant (p. 111-137). Cette expression de la foi est l'objet d'une allergie de certains: celle-ci ne s'explique guère que par une confusion avec un «Superman» grand format. Or c'est précisément parce que Dieu est tout-puissant qu'il peut créer de vraies libertés, capables de répondre à son offre d'amour. Certes, l'A. le rappelle, cela entraîne aussi en contrepartie la possibilité pour la créature de refuser cette offre. Le problème du mal est donc essentiellement celui du péché et c'est un mystère, tout comme la création par Dieu d'êtres vraiment libres et capables de l'aimer. - L. Renwart, S.J.

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La NRT est une revue trimestrielle publiée par un groupe de professeurs de théologie, sous la responsabilité de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

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