Con motivo de los Encuentros Mediterráneos de Marsella, en septiembre de 2023, la autora, médico en Israel, reflexiona sobre la difícil cuestión de la acogida de los emigrantes, basándose en la experiencia del pueblo judío, del que ella es miembro, y en su fe cristiana. Recuerda el mandamiento "Amaréis al extranjero, porque extranjeros fuisteis en la tierra de Egipto" (Dt 10,19) y examina cómo la tradición cristiana puede vivirlo hoy acogiendo la realización de la Pascua en Jesucristo. La acogida del emigrante implica la memoria del pueblo y su esperanza en Jesucristo.
« Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte1 ». Ainsi commence le récit du Seder pascal, le grand repas liturgique du peuple juif en mémoire de la sortie d’Égypte. Pour accueillir la rédemption, il faut faire mémoire du temps d’esclavage et de la fidélité de Dieu qui rachète son peuple. Le texte liturgique de la Haggadah souligne le commandement de transmettre l’histoire aux générations à venir : « Tu raconteras à ton fils en ce jour-là : c’est pour cela que le Seigneur a agi pour moi à ma sortie d’Égypte2 ». Il s’agit non seulement de partager le souvenir d’un événement majeur du passé, mais de comprendre combien cet événement reste fondamental aujourd’hui, pour chaque fils ou fille d’Israël. « Et si le Saint, béni-soit-Il, n’avait pas sorti nos pères d’Égypte, nous, nos enfants et les enfants de nos enfants seraient encore esclaves de…