L’articolo studia la nozione di «città armoniosa» in Emmanuel Mounier a partire dai suoi scritti personalisti. Mostra come Mounier proponga una terza via tra individualismo e collettivismo in reazione al contesto degli anni Trenta. La relazione con l’altro, fondata sulla fedeltà e sul dialogo, vi occupa un posto centrale. Dopo la Seconda guerra mondiale, il pensiero del dialogo sostituisce progressivamente la dialettica. La città armoniosa designa allora una comunità di persone libere, aperte alla verità.
La cité harmonieuse a pour citoyens tous les vivants qui sont des âmes, tous les vivants animés, parce qu’il n’est pas harmonieux, parce qu’il ne convient pas qu’il y ait des âmes qui soient des étrangères, parce qu’il ne convient pas qu’il y ait des vivants animés qui soient des étrangers.
Les vies intérieures sont dans la cité harmonieuse indépendantes et libres de tout, parce qu’il ne convient pas que les vies intérieures soient commandées par ce qui pourrait les déformer ; il ne convient pas que même une seule vie intérieure, c’est-à-dire la vie intérieure d’un seul citoyen, soit déformée par tous les citoyens, ou par un parti de citoyens, ou par un citoyen, par la cité, par un peuple, par un individu.
Charles Péguy, Marcel. Premier dialogue de la cité harmonieuse, 1896.
Il y a une difficulté particulière pour l’historien à…