Nous avons brossé, dans une première partie du présent article, une esquisse du paysage de la philosophie catholique française. Nous inscrivant d’office au sein d’une perspective de polarité entre théologie et philosophie à l’école de la « vision du monde » guardinienne, nous n’entrons pas dans le débat de savoir si une philosophie catholique est possible ou s’il n’y a que des catholiques philosophes. Nous partons d’un fait, son existence académique et ses effets. À l’inverse du prisme universitaire classique, et même tout à fait contre cette habitude, nous neutralisons également les apports qui seraient seulement historiographiques : la philosophie n’est pas sans l’histoire de la philosophie, mais elle ne s’y réduit pas. Ce ne sont pas, une fois de plus, les catholiques s’intéressant à l’histoire de la philosophie qui font l’objet de…