La recezione del Concilio Vaticano II nella teologia morale. Atti del convegno Accademia Alfonsiana, Roma, 25-26 marzo 2004

Col.
Morale e diritto - Census taker : Bruno Clarot s.j.
Quelle fut «la réception du concile en théologie morale?», s'est demandé le congrès de l'Académie Alfonsienne de Rome en 2004. Le monde a évolué depuis Vatican II, ce qui exige une constante révision et adaptation des orientations conciliaires, particulièrement en morale. Avant d'entamer le sujet proprement dit, le congrès a fêté deux anniversaires: les 50 ans de la parution du grand livre de B.Häring cssr «La loi du Christ», qui fit oeuvre de précurseur pour la morale conciliaire en souhaitant un contact plus vivant de la morale avec le mystère du Christ et l'histoire du salut. Puis on commémora les 50 ans du décès du Père L. Buijs, ex-Supérieur Général des rédemptoristes et fondateur de l'Académie romaine en 1949 (elle fut rattachée en 1960 à l'Université du Latran, tout en gardant son caractère autonome).
L. Álvarez Verdes montre que, à la place de la loi naturelle, le concile a placé au centre de la morale catholique la loi du Christ et l'Écriture, ce qui n'est pas toujours bien observé, même par le Catéchisme de l'Église catholique. M. Doldi explique comment le christocentrisme est la voie privilégiée du renouveau en morale, car elle doit nous indiquer comment modeler notre vie filiale chrétienne sur celle du Christ et avec une liberté filiale.
Puis 4 rapporteurs présentent l'influence de «Gaudium et spes» en théologie morale postconciliaire et en trois domaines particuliers. Selon T. Kennedy, G.S. nous a obligés de repenser la relation de l'Église au monde et a créé un nouveau type de recherche en théologie morale à la lumière de l'Évangile et de l'expérience humaine (46); G.S. nous porte à une réflexion critique, dans la foi, sur les sources de la théologie morale et le rôle central du Christ. G. Russo parle du développement postconciliaire de la bioéthique en jetant sur elle un regard plus positif que craintif. Il constate que les penseurs laïcs ont fortement attaqué notre théologie de la personne, tandis que les réponses catholiques étaient faibles, peu innovantes et insuffisamment fondées sur la christologie. C'est là qu'il nous faudra progresser. Selon G. Gatti, G.S. à donné un élan à la théologie familiale et à une spiritualité qui a remplacé le juridisme moral conjugal antérieur, surtout en faisant de l'amour conjugal une des deux fins primaires du mariage (48). G. Gatti touche alors brièvement à beaucoup de questions dont «Humanae vitae», le langage sexuel, le rôle de la conscience, le principe de gradualité, le développement moral individuel, l'indissolubilité du mariage, etc. On voit qu'il n'évite pas les problèmes brûlants. Á propos de l'enseignement social postconciliaire, M. McKeever voit que la réforme sociale demandée par G.S. exige la réflexion et la collaboration des croyants et des incroyants, car l'Église n'est pas habilitée à proposer un modèle particulier.
Une table ronde finale portait sur «quelle théologie morale pour le XXIe s.?». Avant la discussion, trois rapporteurs présentèrent leurs points de vue: B. Petrà souhaita une théologie christocentrique, personnaliste, plus cohérente, tenant compte du «sensus fidelium» et une attitude plus discrète plus critique et moins omniprésente de la part du magistère. B. Johnstone insiste sur le rôle de la conscience personnelle mais voudrait qu'on précise les notions de «personne», «dignité de la personne» et «responsabilité» dans le contexte de notre filiation divine. Pour D.C. Billy, les moralistes doivent pouvoir faire une critique respectueuse des orientations morales pontificales; et il note qu'une certaine diversité en morale est utile et a toujours existé. Inutile de souligner l'intérêt de ce volume qui aborde franchement les questions délicates et donne des orientations assez nettes. - B. Clarot sj

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La NRT est une revue trimestrielle publiée par un groupe de professeurs de théologie, sous la responsabilité de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

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