La rivelazione di Dio come storia e come atto

G. Accordini
Teologia - Census taker : Leclair
Dans la préface, A. Bertuletti signale que la proposition théologique de Pannenberg est l'une des plus structurées du XXe s. G. Accordini la présente en détail dans son évolution, en fait une critique systématique et en extrait le modèle théorique qui commande sa pensée. Depuis 50 ans qu'il écrit, Pannenberg défend une conception de la théologie fondée sur la raison et sur l'expérience pour chercher à comprendre la foi. Une intuition initiale, ajoute Bertuletti, commande l'unité de son long parcours: la révélation est à la fois histoire et acte, et c'est la conscience qui fait le lien entre vérité divine et conscience particulière. Seule la conscience effective (irréductible à la seule raison) dispose du critère de sa vérité. C'est ce que l'A. tente de montrer à travers l'itinéraire de Pannenberg.
Parti de l'analogie depuis Duns Scot, Thomas, Troeltsch et Schlink, le livre passe à l'herméneutique et à la critique de la révélation comme histoire, pour arriver à la critique de la raison historique, à l'historicité de la raison épistémologique, puis à l'historicité de la conscience et de ses fonctions épistémologiques. De là, il passe à trois conclusions sur la méthode de Pannenberg, avant de présenter sa bibliographie.
En guise de résumé de la thèse, on pourrait dire avec Accordini: la théologie n'est pas une science objective et positive du christianisme, mais une science existentielle et personnaliste de la révélation et de la foi. C'est une science dialogale, ouverte à l'autorévélation personnelle de Dieu. Dieu n'est pas disponible, objectivable et contrôlable comme une donnée déductible à partir d'une définition. Dieu est la puissance qui se manifeste à travers la parole vivante. Son existence surgit uniquement dans un dialogue interpersonnel et libre. Il est la totalité de sens anticipable dans chaque expérience singulière et pouvant être mise en doute. Les tensions et conflits entre sciences et théologie proviennent du fait que les assertions scientifiques sont cognitives, informatives et contrôlables. La théologie ne peut remplir de telles conditions, mais même les mathématiques ne procèdent pas à des contrôles infinis sur ses «objets»; elle procède plutôt par référence à une objectivité générale présupposée et à partir d'hypothèses abstraites et universelles. On y voit liés les aspects historique et systématique, universel et particulier, régulier et singulier. Ceci rapproche la problématique de la science de celle de la philosophie, de l'histoire, de l'anthropologie et de la théologie. La vérification du réel est uniquement de principe et peu effective; elle se présente comme une tâche interminable plus qu'une anticipation garantie.
Pour son compte, la vérification de l'hypothèse théologique se réalise comme une opération téléologiquement et transcendantalement planifiée, c.-à-d. garantie depuis le début et réglée a priori. La liberté personnelle et la vérité historique, la réalité existentielle et la promesse d'un accomplissement eschatologique sont par contre les ingrédients fondamentaux d'une révélation paradoxale de Dieu sous forme dialogale et comme l'espace libre de son action communicative. En ce domaine, c'est la liberté des partenaires qui décide de la vérité de l'offre personnelle et infinie de Dieu, de la réponse humaine finie et de la correspondance du langage à l'événement de l'autorévélation (p. 253-254).
Fruit de toute une vie de recherche et souvent à contre-courant de la pensée générale, la pensée de Pannenberg est dense, profonde, exigeante: elle n'est pas de tout repos. - G. Leclair.

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La NRT est une revue trimestrielle publiée par un groupe de professeurs de théologie, sous la responsabilité de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

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