Passeurs d'espoir 1. Une famille à la rencontre des bâtisseurs du XXIe siècle

M.-H. de Cherisey L. de Cherisey
Morale e diritto - Census taker : Etienne Rousseau
Entre juillet 2004 et le début août de l'année suivante, la famille Cherisey, à savoir les parents, Marie-Hélène et Laurent, et leur cinq enfants - Olivier, Solène, Marie, Blanche et Maud - ont entrepris une sorte de tour du monde. Durant 14 mois, ils sont allés à la rencontre d'un univers, de femmes et d'hommes, de collectivités, dont des reportages télévisés en images ont rendu compte. Ils doublent ce message visuel d'un récit écrit, une sorte de carnet de bord.
Au fil de 800 pages écrites en «nous», où pourtant les membres de l'expédition sont racontés avec humour et amour, ce n'est pourtant pas d'eux que les A. entendent parler, même si les péripéties ne manquent pas. Ils ont tenu à s'arc-bouter au travail et aux intuitions d'associations telles que Initiatives et changement et Ashoka, pour se faire à leur tour reporters d'espoir. Ils se feront dès lors les porte-voix d'entrepreneurs sociaux qui, en Amérique latine, aussi bien qu'en Asie ou en Afrique, dans des pays émergeants pour la plupart, manifestent que «la planète ne pourra être sauvée sans la participation active des populations locales et en particulier des plus pauvres» (t. 1, p. 29).
Au coeur de situations diverses, des personnes ont donc fait le choix de ne pas se soumettre à une fatalité, ni de rejeter sur l'incurie d'autres, le fait que les maux sont grands et les raisons de désespérer innombrables. Ces passeurs d'espoir s'engagent, et leur action provoque autour d'eux des ondes de choc. Ils se laissent aller à des audaces incroyables, et réalisent ainsi des oasis d'humanité, de paix et de joie. Il est question de générosité, bien sûr, mais tout autant de sérieux. Inlassablement, il faut partir et repartir des situations, du terrain, pour y faire retour avec des moyens adaptés que ne renieraient pas ces managers qui tiennent le haut du pavé, et auxquels le capitalisme donne les moyens de faire florès. Des forêts d'Amérique latine aux favelas, en cette Asie qui allait vivre le tsunami jusqu'au Rwanda pansant les plaies d'un génocide, les Cherisey vont se laisser porter par leur quête de sens, cherchant à comprendre la motivation et l'itinéraire de leurs interlocuteurs (cf. t. 2, p. 301). C'est pourquoi leur récit voit le «nous» élargir l'espace de leur tente, et aura peut-être la force de convaincre le lecteur que, là où il se trouve, et avec la sensibilité et les talents qui sont les siens, il y a quelque chose d'unique à apporter, et de répondre à son tour: Oui, il y a un avenir pour ce monde, je m'y engage, … nous nous en portons garants! - Ét. et Is. Rousseau

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La NRT est une revue trimestrielle publiée par un groupe de professeurs de théologie, sous la responsabilité de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

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