Il importe, tandis que nous mangeons, de voir par l’imagination Jésus Christ notre Seigneur mangeant avec ses disciples, en remarquant quelle façon il a de manger, de boire, de regarder et de parler, et en nous proposant de l’imiter1.
Dans une première partie, nous avons montré que les éthiques, qu’elles soient philosophiques ou théologiques, se répartissent en deux groupes : éthiques téléologiques (centrées sur la question : « Qu’est-ce qui est bon ? ») et éthiques déontologiques (centrées sur la question : « Qu’est-ce qui est juste ? »). Mais, si puissantes soient-elles, elles possèdent des limites propres et communes. Aussi avons-nous proposé une troisième voie : la morale de l’imitation. Celle-ci se fonde autant sur la raison, scientifique et philosophique, que sur la foi. Il reste à organiser les trois morales, du bonheur, de la…