Un signe éloquent et pourtant largement méconnu du changement d’ère qu’évoque souvent le pape François est la transformation pratique, non certes juridique, des Nations Unies en gouvernance mondiale opérationnelle depuis la chute du mur de Berlin. Cette gouvernance mondiale s’est pourvue à la fois d’une plateforme et de mécanismes politiques propres : le développement durable en tant que cadre intégré de la coopération internationale pour le xxie siècle, d’une part, et un partenariat mondial entre acteurs étatiques et acteurs non-étatiques, d’autre part. Par certains aspects fondateurs et structurels, le contenu du développement durable diffère substantiellement, aussi bien du mandat donné à l’ONU par la Charte, que de l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Les partenariats, quant à eux, sont pour le moins…