This article explores the theological possibility that Jesus experienced hope. Throughout his ministry, Jesus’ hope evolves: from a joyful expectation of the imminent Kingdom to a radical trust in God in the face of death. Drawing on key passages from the Gospel of Mark, the author demonstrates that Jesus, while being the Son of God, experiences both human and divine hope, characterized by faith, surrender, and inner transformation. This reflection invites a reconsideration of Christian hope as a dynamic act of trust in God, even amidst uncertainty.
Espérer, c’est prendre au sérieux le fait qu’il pourrait arriver que nous soyons heureux. Non grâce à nos efforts, mais parce qu’un bien pourrait advenir sans que nous puissions le maîtriser. L’espérance, l’attitude qui va mobiliser notre attention ici, se distingue de l’espoir au sens courant. L’« espéré » de l’espoir se tient dans une distance tout en demeurant dans le périmètre des possibles humains. Nous nourrissons des espoirs quand ce que nous désirons n’est pas à notre portée. Parce qu’il dépend de circonstances qui nous échappent, l’espoir est ce que nous pouvons perdre. L’« espéré » de l’espérance est d’une autre nature. Il est révélé par Dieu qui donne aussi l’élan de le viser. L’espérance est alors une attitude paradoxale par laquelle nous nous disposons à un bien dépassant nos attentes, un bien non pas conquis de haute…