Simone Weil and John Paul ii share a common approach to work based on its subjective dimension, which they link to a theology of creation. However, while John Paul ii emphasizes the exercise of dominion and self-determination, Simone Weil insists on the kenotic dimension of creation and contemplation. The relationship between these two thoughts and that of Karl Marx highlights their fundamental ideas and underscores both the relevance of these two approaches and the singularity of Simone Weil’s.
Introduction
Entre mises en tension dues à la mondialisation, réflexions sur le rapport entre organisation de l’entreprise et exercice démocratique, ou encore défis posés par l’intelligence artificielle, il semble que la question de ce que l’Organisation Internationale du Travail appelle « un régime de travail réellement humain » soit plus actuelle que jamais. Parmi ceux que cette question interpelle, il n’est pas rare que la voix de Simone Weil soit invoquée comme une ressource1, tandis que l’élection du pape Léon xiv semble avoir replacé au-devant de la scène les apports que la Doctrine sociale de l’Église (DSE) peut fournir dans ce domaine. Pourtant, peu de travaux se sont consacrés à mettre en dialogue Simone Weil et la DSE quant à la signification spirituelle du travail et à ses conditions. Une telle comparaison, en mettant en…