Questo articolo esamina il rapporto tra l’agire morale cristiano e l’economia sacramentale. Mostra che la vita morale non è esterna alla vita liturgica e sacramentale, ma è intrinsecamente connessa ad essa. I sacramenti, in particolare l’Eucaristia, non sono soltanto espressioni della fede, ma fonti che trasformano l’agire umano integrandolo nell’atto salvifico di Cristo. Dopo aver analizzato l’idea di un prerequisito morale, l’autore sottolinea il primato dell’iniziativa divina nella liturgia ed evidenzia la sinergia tra Dio e la libertà umana. L’agire morale cristiano appare così come partecipazione all’atto di Cristo, nutrito dalla grazia e orientato al compimento della salvezza.
L’agir moral appartient à la prière chrétienne : il est l’objet d’une demande formulée par le peuple chrétien au cours de la liturgie. « Aux appels de ton peuple en prière, réponds, Seigneur, en ta bonté : donne à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir1 ». Si cette oraison est priée par l’ensemble des fidèles, il n’en demeure pas moins que la réalité qu’elle vise est pour beaucoup difficile à cerner et à vivre à titre personnel. Chacun n’a-t-il pas sa conscience ? Y a-t-il un lien entre la vie morale du chrétien et l’économie sacramentelle dans laquelle il est plongé dès son baptême ? Y a-t-il un lien entre l’action et la contemplation, entre la prière et les actes bons ou mauvais que le baptisé pose ? La prière liturgique et les sacrements peuvent-ils changer la vie d’une communauté ? S’il y a un…