This theological analysis of Dilexi te highlights the central role of the poor not only as recipients of the Church’s attention, but as theological loci and agents of its renewal. The exhortation links the cry of the poor to the synodal process, proposing that true pastoral conversion entails a structural reconfiguration of the Church from its social peripheries, so that solidarity with the marginalized becomes constitutive of its identity. The article further explores the tension between theological and sociological understandings of poverty and suggests an ecclesiology in which the poor are co-builders of the ecclesial body.
Commencée par François, signée par Léon, l’exhortation apostolique Dilexi te sur l’amour envers les pauvres se prête à plusieurs niveaux de lecture. Elle forme bien entendu un diptyque avec l’encyclique Dilexit nos sur l’amour humain et divin du cœur de Jésus-Christ. Elle peut également être vue comme un acte de réception, au sein du magistère pontifical, des travaux du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) et plus largement de la ou des théologies de la libération. Enfin, l’exhortation peut être lue à la lumière du processus de mise en œuvre du synode dans lequel l’Église est engagée. Le titre même Dilexi te suggère un tel rapprochement. Durant le synode sur la synodalité, les chrétiens ont cherché à écouter « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2,7), selon l’expression du livre de l’Apocalypse qui conclut chacune des sept…